La concordance des temps verbaux

Pour qu'un texte soit facile à lire, il est nécessaire que les temps de verbes utilisés favorisent la compréhension. C’est pourquoi on parle de cohérence temporelle et de concordance des temps.

 

La cohérence temporelle

La cohérence temporelle, c’est l’emploi judicieux des temps de verbes selon l’organisation globale du texte afin d'assurer la logique interne du discours. Plus spécifiquement, il s'agit de l’harmonisation des temps et des modes verbaux au sein d'un même texte.

 

Dans un récit, il est juste d’alterner entre le passé simple et l’imparfait ou entre le passé composé et l’imparfait. Toutefois, il serait erroné d’écrire uniquement à l’imparfait, à moins de le faire dans un contexte très particulier, ou encore d’alterner entre le passé simple et le passé composé.

 

Le système verbal d'un récit

 

La concordance des temps

Il est possible que le choix des temps de verbes ne dépende pas du sens global du texte, mais de la construction grammaticale de la phrase. C’est à ce moment que l’on va parler de la concordance des temps, qui est régie par des règles grammaticales précises.

 

1. Le subjonctif présent
- Je veux que tu viennes (forme correcte).
- Je veux que tu viens (forme incorrecte).

 
La concordance des temps doit respecter certaines règles grammaticales selon la relation de temps entre la phrase de base et la subordonnée :

1. Le verbe de la phrase de base peut être au présent, au passé, au futur ou au conditionnel.
2. L'action ou le fait présenté dans la subordonnée peut être antérieur (avant), simultané (en même temps) ou postérieur (après) à l'action ou le fait présenté dans la phrase de base.
3. Le temps de la subordonnée va s'ajuster à celui de la phrase de base.

 

Temps du verbe de la phrase de base

Rapport entre l'action ou le fait de la subordonnée et la phrase de base

Temps du verbe de la subordonnée
Présent de l'indicatif  Antériorité (l'action ou le fait présenté dans la subordonnée se passe avant ce qui est décrit dans la phrase de base) Temps du passé : imparfait, plus-que-parfait
Mode : indicatif ou subjonctif
Présent de l'indicatif Simultanéité (l'action ou le fait présenté dans la subordonnée se passe en même temps que ce qui est décrit dans la phrase de base) Présent de l'indicatif
Présent du subjonctif
Présent de l'indicatif Postériorité (l'action ou le fait présenté dans la subordonnée se passe après ce qui est décrit dans la phrase de base) Futur de l'indicatif
Présent du subjonctif
Passé de l'indicatif Antériorité Plus-que-parfait
Indicatif ou subjonctif
Passé de l'indicatif Simultanéité Imparfait
Indicatif ou subjonctif
Passé de l'indicatif Postériorité Conditionnel présent
Imparfait du subjonctif
Futur de l'indicatif Antériorité Temps du passé
Imparfait de l'indicatif
Futur de l'indicatif Simultanéité Présent de l'indicatif ou du subjonctif
Futur de l'indicatif Postériorité Futur de l'indicatif
Présent du subjonctif
Conditionnel présent Antériorité Plus-que-parfait du subjonctif
Conditionnel présent Simultanéité Imparfait du subjonctif
Conditionnel présent Postériorité Imparfait du subjonctif

 

1. Je pars quand les problèmes commencent.
- La phrase de base je pars renfermant un verbe principal au présent, la subordonnée quand les problèmes commencent servant à exprimer la simultanéité des actions renferme un verbe également conjugué au présent.

2.
Je vis son ballon s'envoler alors que j'essayais d'attraper celui de sa soeur.
- La phrase de base je vis son ballon s'envoler étant au passé, la subordonnée alors que j'essayais d'attraper celui de sa soeur servant à exprimer la simultanéité des actions comporte un verbe conjugué à l'imparfait.

3.
Je vis son ballon s'envoler avant que je puisse attraper celui de sa soeur.
Note : Le ballon s'envole et c'est après qu'on attrape celui de la soeur (postériorité de l'action qui est d'attraper le ballon de la soeur).
- La phrase de base je vis son ballon s'envoler étant au passé, la subordonnée que je puisse attraper celui de sa soeur, qui exprime la postériorité de l'action, renferme un verbe conjugué au présent du subjonctif.

4. L'homme pleurait à chaudes larmes, car on lui avait annoncé une terrible nouvelle.
- La phrase de base l'homme pleurait à chaudes larmes renfermant un verbe principal à l'imparfait, la subordonnée car on lui avait annoncé une terrible nouvelle, qui exprime l'antériorité de l'action, renferme un verbe au plus-que-parfait.



La concordance des temps et la cohérence temporelle sont des principes fondamentaux à la cohérence textuelle.

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse