L'histoire de la langue

Comme toutes les langues, le français a une histoire. Le plus ancien texte témoignant de l'usage de cette langue est Les Serments de Strasbourg (Xe siècle). Beaucoup plus tard, au XVIe siècle, notre langue sera retenue pour traduire la Bible et choisie comme langue administrative, c'est-à-dire comme langue officielle de la France.

 

Un peu d'histoire 

En 1539, François 1er signa l'ordonnance de Villers-Cotterêts qui faisait partie d'un ensemble de lois, plus précisément ce texte était intitulé Ordonnance générale sur le fait de la justice, police et finances.

Entre autres, cette ordonnance représentant 192 articles de loi limite la justice ecclésiastique aux causes purement religieuses et instaure de nouvelles règles pour la procédure pénale. Une mesure linguistique présente dans ce texte est porteuse d'un changement majeur : l'emploi du français comme langue officielle pour tous les actes administratifs.

Les deux seuls articles concernant la langue française tirés de l'ordonnance :

Article 110

Afin qu’il n’y ait cause de douter sur l’intelligence des arrêts de nos cours souveraines, nous voulons et ordonnons qu’ils soient faits et écrits si clairement, qu’il n’y ait ni puisse avoir ambiguïté ou incertitude, ni lieu à demander interprétation.

Article 111

Nous voulons donc que tous arrêts, et toutes autres procédures, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties en langage maternel français et non autrement.


Cette mesure fit ainsi du français la langue de l’État, mais elle n’était point dirigée contre les parlers locaux, juste contre le latin d’Église. Il ne faut pas oublier que, à cette époque, la plupart des Français (soit 99 %) ne parlaient pas le français, mais leur langue régionale appelée patois. Lorsque les enfants allaient dans les écoles de village, c’est également dans leur langue régionale qu’ils apprenaient les préceptes de leur religion et parfois certains rudiments d’écriture. On ne parlait français qu'à Paris et au sein des classes aristocratiques du nord de la France.

La langue se consolide 

Sous le règne de Louis XIV, le français demeurait encore une langue de classe sociale et n’était pas juridiquement réglementé. C'était certes une langue officielle dans les faits, mais essentiellement courtisane, aristocratique et bourgeoise, littéraire et académique, parlée probablement par moins d'un million de Français sur une population totale de 20 millions.

Ce sont les grammairiens qui façonnèrent la langue à leur goût. Selon le point de vue des grammairiens, le français devait être suffisamment réglementé pour atteindre un certain idéal de fixité, donc de durabilité. Ils préconisèrent l'usage d'un vocabulaire choisi et «élégant».

L'Académie française, fondée en 1635 par Richelieu, continua de veiller à la «pureté de la langue» et publia la première édition de son dictionnaire en 1694. Les mots y furent regroupés en fonction de leur classe; le vocabulaire ne comprenait que les termes permis à «l'honnête homme» et s'appuyait sur la tradition du bon usage du grand grammairien Vaugelas.


L'histoire de la langue française comporte différentes particularités :

Les exercices

Les références

 


  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse