La situation de communication

Dans la situation de communication, il y a généralement deux individus ou deux groupes qui entrent en communication. La communication peut être orale ou écrite, directe ou indirecte.

1. Communication orale directe = exposé oral en classe
2. Communication orale indirecte = discours d'un politicien diffusé à la télévision
3. Communication écrite indirecte = lettre envoyée à un ami



Afin de mieux comprendre tous les éléments qui peuvent influencer la qualité et la nature de la communication, un schéma a été créé.

 

L’énonciateur

L’énonciateur, aussi désigné émetteur ou destinateur, est celui qui émet le message, donc l'élément de la situation de communication qui  permet de répondre à la question Qui est-ce qui dit ça ?. Dans un exposé oral, il s'agit de la personne qui présente ses idées. Dans un éditorial de journal, c’est l’auteur du texte et, dans un roman, c’est le narrateur. Selon ces situations différentes, l’énonciateur peut être réel (personne, auteur, etc.) ou fictif (personnage, narrateur, etc.)

Le message

De manière générale, l’énonciateur transmet un message. Peu importe le type de communication, le message est toujours le sujet de la communication, élément qui fournit une réponse à la question Qu’est-ce qui est dit ?. Le message, c’est ce qui donne sens à la communication.

Le destinataire et le récepteur

L’énonciateur communique habituellement son message à une personne ou un groupe précis. Dans la situation de communication, la personne à qui le message s’adresse est le destinataire. Lors d'un exposé oral, le rôle du destinataire est joué par l’ensemble de la classe. Lorsqu’un individu écrit une lettre, il s’adresse directement à son destinataire. Cet élément de la situation de communication permet de répondre à la question À qui s'adresse le message ?

Il peut arriver que la personne qui reçoit le message ne soit pas nécessairement le destinataire. Par exemple, c'est le cas qui s'applique lorsque quelqu’un envoie une copie d’un courriel à une autre personne que le destinataire. Cette autre personne reçoit le message, bien qu’il ne lui ait pas été envoyé directement.

Le contexte

Bien souvent, les raisons à la base de la communication vont modifier le type de communication que l’énonciateur va choisir. C'est donc dire que le contexte exerce une influence importante, voire majeure, sur la communication. Il faut se poser certaines questions pour mieux analyser ce contexte : Qu'est-ce qui a donné lieu à la communication ?, Dans quelle situation la communication s'effectue-t-elle ?, Quelle est la relation entre l’énonciateur et le destinataire ?

C’est également le contexte qui explique certains éléments de la communication comme la référence faite à un moment, à un évènement ou à une personne. Par exemple, si on lit dans une lettre qui nous est adressée « en raison des évènements récents que vous connaissez », le contexte d’énonciation devrait nous aider à savoir ce dont il est question précisément.

Le code

Le code est le moyen utilisé pour transmettre le message. La langue française, le joual, l’argot, le code morse et la langue des signes sont autant de codes qu'il est possible d'utiliser.

Le contact

Pour installer une véritable situation de communication, il doit y avoir un contact entre l’énonciateur et le destinataire. Le destinataire doit savoir que le message s’adresse à lui. Dans un discours politique, les phrases comme « je m’adresse à tous les Québécois », « Français, Françaises »  vont créer le contact nécessaire.

Les bruits à la communication

Malheureusement, toute communication n’est pas parfaite et il se peut que certains éléments nuisent à la transmission du message, c’est ce que l'on nomme les bruits à la communication. Un bruit n’est pas nécessairement sonore. Il est vrai que, dans une salle pleine, les bruits ambiants vont nuire à la communication entre deux personnes, mais d'autres sortes de bruits peuvent nuire à la transmission du message : l’énonciateur et le destinataire n’utilisent pas le même code, il n’y a pas de contact entre eux, le destinataire ne connaît pas les éléments auxquels l’énonciateur fait référence, l’énonciateur n’émet pas son message clairement, le destinataire ne comprend pas le message qu’il reçoit, etc. Ces éléments qui interfèrent au message à communiquer sont des exemples de bruits à la communication.

La rétroaction (feedback)

Il n’y a pas que l’énonciateur qui puisse émettre un message dans une situation de communication. Le destinataire peut fournir des rétroactions (positives ou négatives) au sujet du message qu’il a reçu. Par exemple, il opine de la tête, pose des questions, réagit à l'aide de mimiques faciales, etc.

L’importance du non verbal

Dans une communication orale, ce ne sont pas que les mots choisis qui affectent le sens de la communication. Tout le non verbal peut aussi y participer : la posture, l’intonation, le volume, l’accent, les émotions, les gestes, le rythme, le regard, les expressions faciales, etc. Généralement, ces éléments devraient favoriser la compréhension du message. Il peut arriver, par contre, que le non verbal ne s’accorde pas du tout avec le verbal; le destinataire voit alors la contradiction entre ce que l’énonciateur dit et ce que son non verbal laisse paraître. Cela peut causer un bruit à la communication. Lors d’une communication orale directe, le non verbal du destinataire donnera lieu à des rétroactions diverses.

 

Les valeurs sociales et culturelles

Chaque société et chaque époque a ses caractéristiques et ses valeurs culturelles propres. Dans une situation de communication qui met en jeu l'écriture et la lecture d'un roman, l’émetteur et le lecteur doivent tenir compte de ces marques culturelles. Comme lecteur, il faut être conscient des particularités culturelles de la société dans laquelle les personnages évoluent. Par exemple, il est important de savoir que le contexte social en Iran n'est par le même qu'au Canada ou que Le contexte québécois de 1940 n'est pas le même qu'aujourd'hui. Pour l'auteur, la compréhension d'un contexte socioculturel aura des répercussions autant dans la manière d’écrire l’histoire et de choisir les péripéties que pour définir les caractéristiques des personnages. Il est intéressant de savoir que tous les types de valeurs vont influencer le contexte d’énonciation et de réception d’une situation de communication. De trop grandes différences entre les valeurs de l’énonciateur et les valeurs du récepteur peuvent créer des bruits qui nuisent à la communication.

 

Une valeur socioculturelle relève surtout de la culture et de la société dans laquelle un personnage a vécu. Ainsi, pour un catholique très pratiquant, le respect de la religion est très important. Cette valeur peut être mise en évidence si le personnage se retrouve dans une société dans laquelle plus personne ne pratique la religion. Ces valeurs socioculturelles sont généralement communes à l’ensemble d’une population donnée, dans un même pays, à une certaine époque. Par exemple, dans le Québec de la Révolution tranquille (années 60), l’ensemble de la population partageait les mêmes valeurs reliées au respect de la religion.

Une valeur morale est une valeur comme la sincérité, l'honnêtete, la charite, la bonté, etc. Ce sont des valeurs qui font de nous des être moraux, c'est-à-dire des individus capables de distinguer le bien du mal.

Une valeur sociale ressemble à une valeur morale sauf qu'elle a un impact plus grand. En effet, une valeur sociale est plus souvent qu'autrement respectée par l'ensemble des individus formant une société. Ainsi, l'argent et la réussite peuvent être des valeurs sociales. Évidemment, les valeurs sociales peuvent changer selon le type de société. Par exemple, la réussite financière, valeur importante dans la culture occidentale, pourrait l'être moins pour les civilisations asiatiques.

Les exercices

QUESTION 1

 

Bonjour! J'aimerais avoir une liste de toutes les valeurs qu'un texte littéraire pourrait traiter si c'est possible.
Merci!!

natalie

RÉPONSE 1

 

Salut Natalie,

Une telle liste serait très longue. Cependant, je peux te donner quelques exemples:

La nature, la famille, l'argent, le respect, l'intégrité..

Un conseil, imagine ton personnage et dis-toi, que'est ce qui est important pour lui, en te basant sur ses actions et ses pensées. Ça t'aideras à trouver des valeurs qui colleront à ton personnage.

Catherine


Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse