L'agriculture au Bangladesh

Situation géographique

Le Bangladesh est un pays au nord-est de l’Inde. Il se trouve d’ailleurs en enclave dans le territoire indien. Le Bangladesh a longtemps servi d’intermédiaire commercial entre l’Asie et l'Inde.

 
Territoire et hydrographie du Bangladesh (cliquer pour agrandir)

Puisque le territoire est très fertile, ce pays a également été considéré comme les terres de l’abondance, par les habitants et par les voyageurs. Le Bangladesh est un pays indépendant depuis 1971, après avoir été successivement une colonie britannique et un territoire pakistanais.

Le relief et l’hydrographie

Le Bangladesh se trouve juste un peu au sud de l’immense chaîne de montagnes de l’Himalaya. Son territoire est essentiellement marqué par des plaines et des collines surélevées. La plaine Chittagong est particulièrement fertile et est entourée de collines.
 
Il y a trois rivières principales qui coulent au Bangladesh : le Gange, le Brahmapoutre et le Meghna. Ces trois fleuves se rejoignent dans un delta avant de plonger dans les eaux du golfe du Bengale. S’ajoutent à ces rivières un réseau de canaux qui se jettent dans le golfe du Bengale et un nombre impressionnant (environ 200) de petits cours d’eau. Ce qui fait en sorte que 7% de la superficie du pays est couverte d’eau. En plus de ces cours d’eau, le pays reçoit annuellement deux mètres de pluie.

La mousson

Chaque année, de la fin mai au début octobre, le Bangladesh est soumis aux précipitations intenses de la mousson d’été. La présence des trois fleuves et de tous les cours d’eau au Bangladesh fait en sorte que c’est dans ce pays que la mousson d’été est la plus intense. Comme le territoire est principalement constitué de plaines inondables, peu d’obstacles freinent la montée des eaux. Parallèlement à ces périodes d’inondations, le pays est victime de sécheresse lors de la mousson d’hiver. En effet, les précipitations cessent presque complètement le reste de l’année. Les fleuves arrivent difficilement à fournir suffisamment d’eau pour irriguer les terres.

 
Explication schématique de la Mousson (cliquer pour agrandir)

L’agriculture et ses défis

Le pays est principalement couvert de territoires agricoles puisque 75% de la superficie du Bangladesh est occupée par des terres cultivées. Bien que le riz constitue la principale production agricole du pays, l’agriculture en général est rentabilisée par une production diversifiée : thé, céréales, pommes de terre, canne à sucre, bois et millet. L’élevage occupe aussi une place importante avec une bonne production de chèvres et de bovins. En fait, 30% de l’économie du Bangladesh s’appuie sur l’agriculture.
 
Le choix des produits cultivés dépend surtout du relief. Près des bouches du Gange, sur les rives du golfe du Bengale, plusieurs individus pratiquent la pêche et l’élevage de crevettes. Dans les plaines inondées lors de la mousson, les gens vont produire une espèce de riz qui résiste aux inondations. L’élevage va être plutôt pratiqué dans les collines au nord-ouest du pays.

Les développements techniques et les connaissances scientifiques ont permis au Bangladesh d’être maintenant autosuffisant dans sa production de riz, aliment à la base du régime alimentaire des habitants. Ce développement est issu des années 1960, au moment où le Bangladesh désirait augmenter suffisamment sa production agricole pour assurer son autonomie. En plus des sélections des variétés de riz et de blé, les nouvelles pratiques impliquaient l’utilisation d’engrais et l’irrigation des terres en période de sécheresse.
 
Malheureusement, la mousson et ses précipitations peuvent ravager les cultures. Les inondations peuvent parfois être si considérables qu’elles vont couvrir le tiers du pays. Malgré tout, ces inondations laissent des sédiments essentiels à la richesse des terres. La densité de population est d’ailleurs plus élevée dans les zones inondées. Pour prévenir la destruction par les inondations, la majorité des villages se sont installés sur les collines et les terrasses surélevées. Ce qui n’empêche toutefois pas les cultures d’être endommagées par les grandes crues. Ces inondations participent grandement à l’érosion des sols en emportant chaque fois des parcelles de terre fertile. La mousson peut également causer des cyclones qui ravagent davantage les récoltes.

 
Les terres inondées après les pluies de la mousson (cliquer pour agrandir)

Tout comme la mousson peut avoir ses conséquences négatives, les innovations liées au développement agricole ont aussi leurs impacts. La production intensive a causé un certain épuisement des sols qui commence à se faire sentir.
 
Les élevages de crevettes ont aussi eu recours à des pratiques favorisant l’augmentation de leur production au détriment de l’équilibre des sols. Ayant recouvert les terres fertiles d’eau salée pour former les bassins, les producteurs de crevettes ont fait radicalement augmenter le taux de sel dans ces sols qui ne pourront plus servir à l’agriculture. Les élevages ont aussi contribué à la déforestation d’une zone qui servait à protéger l’intérieur des terres face à l’érosion, aux cyclones et aux tsunamis.
 

Les élevages de crevettes et les terres couvertes d’eau salée

L’approvisionnement en eau potable pourrait également représenter un problème puisque le pompage excessif de l’eau lors de la saison sèche fait émerger l’arsenic contenu dans les sols. Cet arsenic peut alors se retrouver dans les réserves d’eau potable. L’arsenic est un produit toxique pouvant causer des maladies dont différents cancers. Les prochains défis auxquels l’agriculture du Bangladesh devra faire face concernent l’ensemble de ces problèmes. Les agriculteurs devront trouver de nouveaux moyens pour assurer non seulement l’autosuffisance alimentaire, mais aussi le développement d’une agriculture plus durable, tant pour les sols fragiles que pour les populations. Ceci va également impliquer l’implantation efficace des systèmes de filtres pouvant éliminer les toxines de l’eau potable.

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse