Les différents risques naturels

 

Les inondations

Les populations humaines ont besoin d’eau, c’est pourquoi les grandes villes sont généralement près d’une source d’eau (lac, rivière, fleuve, mer). Il peut arriver que le niveau de ces cours d’eau devienne trop élevé. Les terres sont alors envahies par les eaux, c’est ce que l’on appelle une inondation. L’eau coule partout où elle peut, dans les rues comme dans les maisons. Les inondations peuvent avoir plusieurs causes.
 
Une inondation peut survenir lorsque la rivière déborde et quitte son lit. C’est ce qui se produit occasionnellement au printemps lors de la fonte de la neige. La neige fond et s’écoule dans les rivières où elle s’accumule. Le niveau de l’eau monte et peut sortir de son lit. C’est également ce qui peut se passer lorsque le niveau de précipitations est élevé et que le rythme d’écoulement de la rivière n’est pas suffisant pour évacuer toute cette eau. D’autres évènements comme des orages violents, des embâcles (accumulation d’une épaisse couche de glace sur la rivière qui empêche l’eau de s’écouler entre la glace et le fond) ou encore une canalisation brisée peuvent causer des inondations. 
 
Les inondations peuvent être causées par l’effondrement d’un barrage. C’est ce qui s’est passé lors des inondations au Saguenay en 1996. Des précipitations intenses ont rempli les rivières et les lacs en quelques heures. Certains barrages n’ont pas pu résister à une telle force et ont cédé. Des tonnes d’eau, de boue et de sédiments se sont déversées à l’extérieur des lits des rivières pour submerger et détruire routes, maisons et villages. Lors d’inondations, il y a tellement d’eau qui s’écoule à une vitesse élevée que l’eau devient d’une puissance dévastatrice qui emporte tout sur son passage.

Les volcans

Sous l’écorce terrestre de la terre, il y a une couche de magma, c’est-à-dire de la roche en fusion, donc assez chaude pour être à l'état liquide. Cette masse chaude et liquide est active et elle peut réagir aux hausses ou aux baisses de pression à l’intérieur de la terre. Un volcan consiste en une fissure dans l’écorce terrestre de laquelle s’échappent des coulées de magma (aussi appelé lave). La lave refroidit au contact de l’air et devient de la roche dure et solide. Lorsque les coulées de lave s’accumulent, une montagne se forme. C’est pourquoi les volcans les plus connus sont des montagnes.
 

Volcan de type cône de scories (cliquer pour agrandir)
 
Tous les volcans sont différents et n’ont pas la même puissance. Certains sont inactifs aujourd’hui tandis que d’autres peuvent entrer en éruption à tout moment. D’autres peuvent laisser sortir de la lave sans danger pour la population environnante alors que certains peuvent détruire toute une ville lorsqu’ils entrent en éruption.
 
Ce fut le cas de la ville de Pompéi qui a été complètement ravagée par l’éruption violente du Vésuve en Italie. Les vestiges de la ville existent encore, prouvant à quel point la ville était grandiose avant d’être détruite en l'an 79. La ville n’a été redécouverte qu’au 18e siècle, dans un état de conservation impressionnant, grâce aux cendres qui ont recouvert la ville et qui ont eu pour effet de protéger les constructions. Cette protection par les cendres explique aussi pourquoi des corps presque intacts ont été retrouvés.
 
Aujourd’hui, il y a toujours une ville près du Vésuve. Il est avantageux pour l’humain d’utiliser les terres près des zones volcaniques, parce que ces terres sont très fertiles. Il existe maintenant des moyens de prévoir les éruptions volcaniques. Les volcanologues étudient constamment les volcans et les observent continuellement.  Ils sont ainsi capables de connaître le niveau d’activité à l’intérieur du volcan et même sous celui-ci. Ils sont aussi capables de déterminer la force de la prochaine éruption grâce à leurs connaissances et à leurs appareils. 

Les plaques tectoniques

L’écorce terrestre qui enveloppe la planète n’est pas une couche uniforme. Elle est en fait constituée d’un certain nombre de pièces juxtaposées. Ces pièces sont les plaques tectoniques. C’est à l’endroit où se touchent les plaques que l’activité géologique est la plus élevée. D’ailleurs, tout autour de l’océan Pacifique, se trouve ce que l’on appelle la Ceinture de feu du Pacifique. Partout où les plaques tectoniques se touchent dans cette zone, l’activité sismique est intense, tellement que c’est dans cette ceinture que la plupart des volcans actifs se trouvent.


Les plaques tectoniques (cliquer pour agrandir)



La ceinture de feu du Pacifique (cliquer pour agrandir)

Ce sont près de ces plaques que les volcans se trouvent généralement. De plus, ce sont les mouvements de ces plaques qui ont créé les diverses chaînes de montagnes. Lorsque deux plaques se rencontrent, cela crée une zone de choc qui peut entraîner des tremblements de terre, des raz-de-marée, des tremblements de terre ou la création de nouvelles montagnes. Aujourd’hui, l’activité sismique est beaucoup plus petite que lors de la période suivant la formation de la Terre, mais les plaques ne sont pas inactives.
 
C’est un de ces mouvements de plaques tectoniques qui est la cause du tsunami qui a frappé entre autres l’Indonésie, l’Inde et la Thaïlande en décembre 2004. Comme le choc des plaques s’est produit au cœur de l’océan, une immense vague s’est formée et s’est dirigée sur les rivages en prenant de plus en plus d’ampleur. Cette vague avait une taille et une puissance telles qu’elle a tout emporté sur son passage.
 
Il existe heureusement des moyens de prévoir ces moments d’activité plus intenses qui peuvent devenir dangereux pour les habitants autour de ces régions. Là où l’activité est plus particulièrement élevée, des appareils enregistrent constamment les moindres fluctuations et mouvements, les spécialistes peuvent ainsi prévoir les secousses et prévenir les populations avant qu’elles ne surviennent. 

Les tremblements de terre (séismes)

Les séismes surviennent eux aussi sous l’effet de l’activité des plaques tectoniques. L’écorce terrestre subit le mouvement de ces plaques, mais il se peut que l’écorce ne résiste pas aux chocs possibles.  Lorsque cela survient, une fissure se forme dans l’écorce libérant ainsi beaucoup d’énergie. Des vagues se propagent donc autour de la fissure et la terre tremble. Le point où s’est formée la fissure est appelé épicentre, c’est l’endroit d’où partent les tremblements.

Dépendamment de la force du tremblement de terre, les conséquences varient. Lorsque le séisme est plutôt faible, un petit tremblement va être ressenti. Mais lorsque le séisme est très puissant, certaines parties du sol peuvent s’écrouler, les maisons peuvent même s’effondrer. C’est afin de mieux représenter la force de chacun des tremblements de terre que l’échelle de Richter a été conçue. Cette échelle situe chaque séisme entre 1 et 9 (1 étant un petit séisme à peine perceptible et 9 étant le séisme le plus destructeur qui soit). Pour déterminer le degré de l’échelle où se situe un séisme, on observe les conséquences physiques de l’évènement et on se base sur les mesures prises par les différents appareils. 
 
Aujourd’hui, il est possible de retracer rapidement le lieu exact de l’épicentre du tremblement de terre. Il est également possible de prévoir les séismes et d’avertir la population. Certaines zones sur la terre sont plus fréquemment touchées par de forts tremblements de terre. Par exemple, le Japon étant souvent affecté par les séismes, prévoit les constructions de façon à ce qu’elles puissent résister aux secousses fortes et fréquentes. Les pupitres des écoliers résistent aussi aux tremblements de terre et aux effondrements. Les élèves peuvent alors se cacher sous leur bureau lors d’une secousse. 

Les cyclones (ouragans)

Un cyclone est un immense système météorologique qui se forme généralement au-dessus des océans.  Cette perturbation prend la forme d’un immense nuage en forme spiralée. Les vents dans un cyclone vont à 120 km/h et peuvent même aller jusqu’à 250 km/h lorsque le cyclone est très puissant. Les cyclones se forment au-dessus des eaux chaudes des tropiques. L’air accumule beaucoup d’humidité et de chaleur. Comme l’air au-dessus du système est plus froid, un effet de circulation constante se produit entre l’air chaud et l’air froid. Cette circulation est augmentée par la présence des vents qui amènent le nuage à tourner de plus en plus rapidement sur lui-même.


Un ouragan (cliquer pour agrandir)

Si ce nuage restait au-dessus de l’océan, les dégâts seraient limités, mais l’immense nuage aura tendance à se déplacer en suivant les vents. Tant que le système reste au-dessus des eaux tropicales, celui-ci tend à augmenter, à cause de l’eau chaude et de l’humidité. Lorsqu’un cyclone touche la terre, ce sont tous les éléments qui se déchaînent : fortes pluies, orages violents, vents destructeurs, vagues immenses qui déferlent sur le contient, etc. Tout comme pour les tremblements de terre, les cyclones sont classés selon leur force. Sur l’échelle de Saffir-Simpson, 5 niveaux sont possibles, 1 étant celui qui cause le moins de dégâts avec des vents de 150 km/h maximum et 5 étant le plus fort, avec des vents de plus de 250 km/h qui iront même jusqu’à détruire les édifices.
 
Récemment, en août 2005, l’ouragan Katrina s’est formé dans les eaux tropicales de l’Atlantique avant de se diriger vers la Floride et le golfe du Mexique. Sur sa route, il a rapidement pris de l’ampleur, passant rapidement de la force 3 à la force 5, avant de fléchir à la force 4. Katrina s’est dirigé droit vers la Louisiane, avec une force 3 et des vents violents s’étendant jusqu’à 120 kilomètres en périphérie du centre du cyclone. Finalement, l’ouragan est passé directement sur la ville de la Nouvelle-Orléans. Cette ville, construite sous le niveau de la mer grâce à des digues, n’a pas pu résister à la force de cette tempête. Les vagues ont déferlé au-dessus des digues inondant complètement une partie de la ville, les maisons ont été démolies par les vents violents et les pluies torrentielles. La ville est encore aujourd'hui en reconstruction.

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse