Quito et les risques naturels

La métropole de Quito est la capitale et la plus grande ville de l’Équateur. Située à 2800 mètres d’altitude, la ville est ancrée entre les sommets de la cordillère des Andes, chaîne de montagnes formée par les mouvements des plaques tectoniques


L'Équateur
 
L’Équateur est un pays situé près du parallèle du même nom. La ville de Quito se trouve dans une zone tropicale où il n’y a qu’une seule saison. En effet, le parallèle de l’Équateur est celui qui sépare les hémisphères nord et sud de la Terre. La ville a été fondée dans les vallées au pied des montagnes et compte maintenant environ 1,4 million d’habitants. Les nouveaux quartiers se sont développés dans un axe nord-sud et le territoire urbain mesure aujourd’hui environ 40 kilomètres de long. 
 

La ville de Quito (cliquer pour agrandir)
 
Quelques quartiers se sont également développés en périphérie à l’extérieur de la zone plus urbaine.  Ces quartiers éloignés sont surtout des bidonvilles. Le quartier principal est situé plus au sud de la métropole.


Bidonville près de Quito (cliquer pour agrandir)

Histoire et colonisation

Un village inca avait été créé à l’emplacement actuel de Quito dès le 16e siècle. À l’arrivée des colonisateurs espagnols, la ville inca a été prise et détruite. Certains affirment que ce sont les Espagnols qui ont détruit la ville avant d’en fonder une nouvelle qui porterait leur drapeau. D’autres affirment plutôt que les Incas eux-mêmes auraient causé la destruction de leur ville pour empêcher les Espagnols d’en prendre possession. Quoi qu’il en soit, en 1535, la ville San Francisco de Quito fut officiellement fondée. Aujourd’hui encore, le nom de la ville n’a pas changé, mais elle est mieux connue simplement sous le nom de Quito.
 
Comme il ne restait que des ruines du village inca lors de la fondation de Quito, les Espagnols ont créé une ville à l’image des villes d’Espagne : architecture espagnole, petites rues pavées et places circulaires, églises et cathédrales, etc.


La Plaza de la Independencia (cliquer pour agrandir)
 
Quito est rapidement devenue la ville la plus importante des Andes à partir de cette époque jusqu’à récemment. Elle fut même le centre artistique des colons espagnols pendant un moment, ce qui explique pourquoi plusieurs bâtiments et œuvres d’art ornent la ville. 


La vierge de Quito (cliquer pour agrandir)
 
Aujourd’hui encore, il est possible de visiter le Quito colonial où les édifices de l’époque ont été extrêmement bien conservés et représentent très bien le style architectural colonial espagnol.

Le Guagua Pichincha (dangers et prévention)

À près de 10 kilomètres de la ville de Quito, l’un des volcans les plus dangereux de l’Équateur trône : le Guagua Pinchincha. Il y a également d’autres volcans actifs dans la même région. Quito est donc situé dans une région où l’activité volcanique pourrait devenir dangereuse.
 

Localisation du Guagua Pichicha (cliquer pour agrandir)
 
En fait, ce volcan est constitué de deux édifices volcaniques. Le Ruccu Pichincha est le plus ancien et il est inactif depuis suffisamment longtemps pour commencer à s’éroder par la pluie et les vents. Par contre, le Guagua Pichincha dans l’ombre du Ruccu Pichincha est un volcan encore actif. La disposition des deux volcans fait en sorte que le Ruccu Pichincha protège Quito du Guagua Pichincha, mais il en rend également l’observation plus difficile, parce qu’il le cache.

Le Guagua Pichincha est un volcan actif, dans une zone où l’activité sismique est importante. Cette zone fait effectivement partie de la Ceinture de feu de Pacifique. Le mouvement particulier des plaques tectoniques est à l’origine des nombreux volcans qu’abrite cette région. En fait, la plaque océanique a glissé sous la plaque continentale, poussant une masse de magma près de l’écorce et créant ainsi des volcans. Plusieurs éruptions sont signalées, certaines pour lesquelles il est impossible d’affirmer avec exactitude si elles ont bien eu lieu et d’autres qui sont décrites dans certains textes. Une chose est certaine, plusieurs éruptions sont survenues au 16e siècle (trois en 1566, une éruption de 3 jours en 1587 accompagnée d’un tremblement de terre) et plusieurs petites éruptions de cendres et d’eau au 19e siècle).

La dernière éruption violente avec lave date de 1660, répandant 30 centimètres de cendres sur la ville et un peu moins à quelque 1000 kilomètres à la ronde. Le volcan a été passablement inactif entre 1869 et 1981. Par contre, depuis 1981, de petites éruptions de cendres et d’eau surviennent régulièrement.  Le volcan est suffisamment actif pour que deux nouveaux cratères se soient formés en 1981 et en 1998.  D’ailleurs, depuis 1999, année où les colonnes de cendres ont été plus fortes et plus denses (suffisamment pour fermer les aéroports), le volcan est sous haute surveillance. Des experts affirment même qu’une masse de magma s’est formée récemment près du cratère. Cette masse est en observation afin de prévenir d’éventuelles éruptions de lave.


Une éruption de cendre (cliquer pour agrandir)

Des spécialistes suivent l’évolution géologique de la montagne grâce à des photos très précises et à des mesures de l’activité sismique près de Quito. Ils sont toujours à l’affût des signes qui annonceraient une éruption plus violente qui pourrait mettre la ville en danger. La situation peut se corser davantage si les volcans actifs en Équateur entrent simultanément en éruption violente. En 1999, deux volcans sont entrés en activité plus intense et le pays a dû gérer deux dangers à la fois. Le travail des volcanologues est donc très important pour prévoir des éruptions et alerter les habitants de la ville suffisamment tôt pour l’évacuer. Avis aux téméraires, il est possible de faire une randonnée pédestre sur le pourtour du cratère et ainsi voir ce volcan actif et les cendres qui en parsèment le sol.


Le Guagua Pichincha (cliquer pour agrandir)

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse