Régions physiographiques du Québec

Région physiographique

Un territoire politique (pays, province, État) peut être constitué de plusieurs régions physiographiques. Celles-ci se distinguent les unes des autres par des caractéristiques topographiques (relief) et géologiques (tout le territoire contenu dans une même région physiographique sera ainsi formé du même type de sol, avec les mêmes types de minéraux).

Chaque région physiographique est différente des autres par son histoire (origine des roches, formation), son relief (forme du paysage) et son aspect (altitude, plaine, plateau, montagnes, vallées). Les activités économiques, commerciales et industrielles qui se développent dans chaque région sont fortement influencées par les caractéristiques du sol, des cours d’eau et des reliefs.

Le Québec est formé de trois grandes régions physiographiques : les basses terres du Saint-Laurent, le Bouclier canadien et les Appalaches. Chacune de ces régions a ses caractéristiques propres et est issue d’une époque différente.


Les régions physiographiques du Québec (cliquer pour agrandir)

Les tribus amérindiennes qui peuplaient le territoire avant la colonisation avaient un mode de vie influencé par la région dans laquelle ils vivaient.

Basses terres du Saint-Laurent

En bordure du Bouclier canadien, le long du fleuve Saint-Laurent se trouvent de vastes plaines fertiles, ce sont les basses terres du Saint-Laurent.


Sur cette carte, les basses terres du Saint-Laurent sont indiquées en bleu (cliquer pour agrandir)
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Cette bande, qui couvre plus de 17 000 kilomètres carrés, s’étend des Grands Lacs jusqu’au golfe du Saint-Laurent. Lors de la période glaciaire, cette plaine était recouverte de glaciers qui ont comprimé la terre. Les roches qui composent les basses terres du Saint-Laurent sont âgées entre 100 et 500 millions d’années. Ce sont en grande partie des roches sédimentaires issues de l’érosion du Bouclier canadien.

L'érosion est l'usure et la transformation du relief par l'eau (érosion fluviale), le vent (érosion éolienne), la glace (érosion glaciaire).

Paysage des basses terres du Saint-Laurent, à Sainte-Anne-de-la-Pérade (cliquer pour agrandir)
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Le relief plat dépasse rarement les 15 mètres d’altitude le long du fleuve. Outre quelques petites collines qui atteignent 150 mètres d’altitude (les collines Montérégiennes), les basses terres du Saint-Laurent ne dépassent pas les 100 mètres d’altitude.


Les collines montérégiennes au milieu de la plaine du Saint-Laurent (cliquer pour agrandir)

En plus du relief plat qui facilite l’agriculture, les sols sont riches et fertiles. Le fleuve Saint-Laurent et ses nombreux affluents ont permis le transport des personnes et des marchandises. C’est pourquoi cette région physiographique est la plus densément peuplée du Québec et du Canada. Les principaux minéraux exploités dans cette région sont la silice, le calcaire, l’argile, le sable et le gravier.

Bouclier canadien

Le Bouclier canadien, qui couvre 90 % du territoire québécois, se situe au nord du fleuve Saint-Laurent jusqu’à la baie d’Hudson. Avec des roches vieilles de 970 millions allant jusqu’à plus de 2 milliards d’années, le Bouclier canadien est l’une des plus vieilles régions géologiques et il est formé principalement de roches ignées et métamorphiques.

Le relief y est relativement plat, sauf que les contours de la région. En effet, quelques montagnes sont apparues suite à des collisions successives. Toutefois, ces montagnes furent écrasées sous les poids des glaciers lors des périodes glaciaires, formant ainsi plusieurs plateaux, collines et basses montagnes. La région est également parsemée de très nombreux lacs, rivières et marécages, représentant une forte proportion de l’eau douce mondiale.


Paysage hivernal du Bouclier canadien : collines, montagnes et lacs (cliquer pour agrandir)

Le sol contient plusieurs minéraux métalliques et industriels tels que le fer, l’argent, le cuivre, l’or, le nickel, le zinc, le graphite et la dolomie. Outre pour ses ressources minérales, le Bouclier canadien est exploité pour son potentiel hydroélectrique.


Barrage hydroélectrique sur la rivière aux Outardes (cliquer pour agrandir)
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Appalaches

Le sud du Québec est formé d’une autre région physiographique montagneuse : les Appalaches. Cette vieille chaîne de montagnes est âgée entre 115 et 550 millions d’années. L’ensemble montagneux des Appalaches couvre un territoire qui dépasse les frontières du Québec : de l’Alabama (États-Unis) jusqu’à Terre-Neuve. Les Appalaches longent la rive sud du fleuve Saint-Laurent, de l’Estrie à la péninsule gaspésienne et aux Îles de la Madeleine.


La chaîne des Appalaches est indiquée en vert sur cette carte (cliquer pour agrandir)

D’une altitude moyenne de 500 mètres, la région des Appalaches est marquée par plusieurs monts plus massifs : le mont Mégantic, les monts Sutton, les monts Notre-Dame et les monts Chics-Chocs, ainsi que plusieurs vallées. La péninsule gaspésienne accueille les plus hauts sommets avec des pics de plus de 1000 mètres d’altitude.


Les Chics Chocs, monts ayant la plus haute altitude dans les Appalaches du Québec (cliquer pour agrandir)

Les Appalaches ont également subi des déformations lors des périodes glaciaires. Les roches que l’on y trouve sont des roches ignées et métamorphiques, bien qu’on y trouve également des roches sédimentaires. Le sol des Appalaches est utilisé pour sa tourbe et ses minéraux industriels tels que l'amiante et le sel.

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse