Types d'agriculture et pratiques agricoles

Les types d’agriculture

Au fil des ans, les agriculteurs ont développé plusieurs types d’agriculture, selon la quantité produite et le produit cultivé. Le but premier de l’agriculture est de fournir une bonne partie de l’alimentation des humains et des animaux. Pour y parvenir, plusieurs types d’exploitation agricole existent. Les fermes d’élevage produisent non seulement la viande (bovins, porcs, volaille), mais cette catégorie inclut également les producteurs laitiers et les producteurs d’œufs.


Un élevage de poulets (cliquer pour agrandir)

Les fermes à grains font la culture des produits céréaliers (blé, avoine, lin, orge, maïs). De manière générale, les grandes fermes de cette catégorie vont pratiquer une monoculture, c’est-à-dire qu’elles ne produiront qu’une seule céréale en très grande quantité.

 
La culture du maïs
 
Il y a également les fermes mixtes qui allient l’élevage et la culture. Ce sont souvent des fermes qui vont cultiver des céréales pour nourrir leurs animaux pendant l’hiver. Puisque ces fermes mixtes pratiquent divers types de culture, on parle alors de polyculture. Outre ces principaux types de culture, on trouve aussi la sylviculture (bois), l’aquaculture (culture de produits aquatiques : moules, crevettes), la pêche, la chasse et l’horticulture (productions qui incluent les légumes, les fruits, les plantes et les arbres décoratifs).

 
Un exemple d’horticulture : un champ de citrouilles (cliquer pour agrandir)
 
Pour tous ces types d’agriculture, on peut parler d’agriculture intensive ou d’agriculture extensive. L’agriculture intensive vise à produire le maximum sur un terrain restreint. Ce mode d’exploitation exige alors un travail acharné, des outils mécaniques efficaces et l’utilisation d’engrais et de produits chimiques variés. L’agriculture intensive est très spécialisée. L’agriculture extensive se pratique sur de très grandes surfaces divisées en sections. Le rendement des terres est plus faible, mais exige moins de travail spécialisé.

Protection et partage du territoire agricole

Puisque toutes les populations humaines ont maintenant besoin des produits issus de l’agriculture pour se nourrir, il devient important de protéger les territoires fertiles. En effet, les populations qui vivent en milieu urbain dépendent des territoires agricoles. Toutefois au cours de l’histoire, les villes se sont étendues jusque sur les terres les plus fertiles, faisant ainsi diminuer la proportion du territoire pouvant servir à l’agriculture. La protection du territoire agricole fait en sorte qu’on ne peut utiliser ces zones à d’autres fins. On assure ainsi la pérennité de la production agricole, de laquelle dépend l’alimentation des citadins.
 
La protection du territoire agricole n’assure pas seulement le zonage des terres arables (fertiles), mais aussi la qualité de ces terres. Plusieurs terres agricoles sont considérées comme dégradées : elles sont moins productives et les cultures sont plus exposées aux risques naturels. Les sols sont alors plus vulnérables à l’érosion, à la sécheresse et aux inondations.

Pratiques agricoles et environnement planétaire

Les conséquences de l’agriculture intensive sur les terres

L’agriculture intensive a permis d’augmenter considérablement la productivité des fermes et d’assurer ainsi la sécurité alimentaire des populations. Toutefois, ce mode d’exploitation agricole a aussi des répercussions importantes sur les sols. La monoculture intensive rend les terres très sensibles. Un seul évènement peut causer la perte de l’ensemble de la production : invasion d’insectes ravageurs, sécheresse, inondation. Les monocultures rendent aussi les terres moins fertiles. Malgré les rotations et les systèmes de jachères, les sols contiennent moins d’éléments essentiels à la croissance des plantes.
 

Différentes causes de la dégradation du sol
 
Les grandes fermes à production intensive doivent utiliser beaucoup d’engrais chimiques, de pesticides et autres produits chimiques pour protéger la production. Ces produits causent l’appauvrissement des terres et la pollution des sols. Les grands champs rendent les sols plus vulnérables à l’érosion par le vent et l’eau. De plus, le défrichement que nécessitent ces grands espaces contribue à la déforestation. Enfin, la propagation d’insectes, de champignons et autre nuisance s’y fait plus facilement.

Les conséquences de l’agriculture commerciale sur l’environnement

Les grandes surfaces agricoles ont aussi un impact sur l’ensemble de l’écosystème de la région : diminution de la biodiversité, introduction d’espèces causant un déséquilibre, pollution des eaux (causée par les engrais, les produits chimiques, les déchets organiques et les animaux d’élevage).
 
En plus de ces déséquilibres environnementaux, plusieurs pratiques agricoles sont pointées du doigt comme étant les causes de nombreux problèmes. C’est le cas des modifications génétiques des aliments (OGM) qui peuvent rendre les plantes et les animaux plus résistants, mais qui peuvent éventuellement avoir des conséquences naturelles ou causer des maladies. De plus, les produits utilisés pour la croissance des plantes ou des animaux peuvent être assimilés par le corps humain lors de la consommation.
 
Certaines pratiques peuvent aussi augmenter le risque de transmission de maladies animales sur les humains. Des maladies et des bactéries comme la vache folle, la grippe aviaire et la salmonelle peuvent contaminer tout un pan de la production. Dans certains cas, cela représente un danger pour les populations humaines : contamination ou épidémie.

Pratiques agricoles alternatives

C’est pour pallier à toutes ces conséquences environnementales que de nouveaux modes de culture et d’élevage ont été mis de l’avant. Ces pratiques alternatives visent un développement agricole durable : meilleure production, meilleur respect de l’environnement, diminution de l’énergie utilisée, réduction des déchets, etc. Ces productions tentent aussi de réduire les effets négatifs sur les sols, comme l’érosion et l’appauvrissement de la terre.
 
Dans ces pratiques agricoles alternatives, on inclut par exemple l’agriculture biologique qui n’utilise aucun produit chimique et qui met en pratique des moyens de culture plus respectueux de l’environnement. On inclut également tous les élevages de taille réduite qui n’utilisent pas d’hormones de croissance et qui diminuent les impacts écologiques que peuvent entraîner les cheptels plus imposants. Les produits issus de ces pratiques agricoles alternatives sont toutefois plus chers à l’achat : la culture exige plus de temps, plus de soin et la production est moindre que dans la culture intensive massive.

Milieux agricoles à risque

Toutes les régions agricoles peuvent être la cible d’évènements mettant la production en péril : inondations, sécheresses, insectes, érosion. Toutefois, certaines régions sont plus à risques que d’autres. Ces terres sont généralement situées dans des régions où la nature est fragile. Les pratiques agricoles doivent alors s’adapter aux risques naturels afin d’assurer la sécurité alimentaire des populations de la région.

Pratiques agricoles et alimentation des populations

Le défi de l’alimentation des populations

La population urbaine a constamment augmenté au cours des derniers siècles. Le développement industriel a entre autres participé à l’urbanisation. Depuis, les populations mondiales vivent majoritairement dans les milieux urbains. Ces territoires urbains prennent ensuite de l’expansion. Alors que la population qui vit dans les villes augmente, le territoire agricole a diminué peu à peu. C’est pourquoi les producteurs doivent assurer une production rentable, devant répondre aux besoins des populations urbaines. En raison des nouveaux soucis quant aux conséquences environnementales et à la prise de conscience du besoin de développer une agriculture plus durable, l’alimentation des populations représente parfois tout un défi à relever, en particulier dans les milieux à risque.

La distribution des produits agricoles

Le marché des producteurs agricoles ne se limite pas non plus à la région en périphérie de leur production. Plusieurs produits sont distribués dans tout le pays ou font partie du commerce mondial. On doit alors assurer la distribution des produits agricoles : par train, par camion ou par bateau. C’est pourquoi il est possible de trouver des produits alimentaires qui ne proviennent pas de notre région comme les fruits tropicaux, le café, le chocolat, les noix et les céréales. La distribution de la production est directement reliée aux échanges commerciaux, aux lois internationales et au transport de marchandises. Le transport représente aussi un défi puisqu’il faut que les produits restent frais tout au long du voyage.

L’exploitation des terres et des populations

Certains aliments ne sont produits que dans certaines régions du monde, en raison du sol et du climat. Ces aliments sont pourtant consommés partout. C’est le cas par exemple du café, du chocolat, du riz et du thé. Il arrive alors que ces produits soient issus de plantations immenses. Ces plantations limitent la variété de la production agricole des régions et diminuent la qualité des terres. De plus, dans plusieurs cas, les producteurs de ces aliments ne sont pas suffisamment payés pour ce qu’ils vendent.

Le commerce équitable

Pour pallier cette situation, de nombreux organismes font la promotion d’un commerce plus équitable. Ce commerce fait la promotion d’échanges plus justes où les petits producteurs sont payés selon la véritable valeur des aliments. Le commerce équitable fait également la promotion d’une agriculture durable.

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse