Industrie forestière : fonctionnement, définitions et enjeux

Fonctionnement de l’industrie forestière 

Traditionnellement, l’exploitation forestière consistait à sélectionner les sortes d’arbres voulus et à les abattre. Par la suite, ces arbres étaient envoyés dans divers secteurs de transformation (bois d’œuvre, industrie des pâtes et papiers, ébénisterie).
 
Avec l’arrivée de la machinerie lourde dans la deuxième moitié du 20e siècle, le mode d’exploitation avait radicalement changé. Ces machines ne pouvaient pas sélectionner les arbres les plus matures puisqu’elles rasaient tout le sol. C’est ce que l’on a appelé la coupe à blanc : il ne reste plus rien de vivant au sol après le passage des machines. Cette coupe rapide et radicale d’arbres matures a causé des déforestations majeures. Pendant plusieurs décennies, les compagnies forestières avaient le champ libre et organisaient leur coupe surtout en fonction de la rentabilité de leur entreprise. Depuis quelques années, des groupes environnementaux ont lancé des appels alarmants sur l’état des forêts et l’augmentation rapide des zones coupées à blanc. Désormais, les compagnies sont surveillées de plus près et elles doivent s’y adapter.
 
L’industrie forestière est aujourd’hui appelée à changer de vocation pour modifier et varier ses sources de revenus. Non seulement les mouvements environnementaux encouragent fortement une meilleure gestion des ressources, mais les compagnies doivent s’adapter à l’épuisement de ces ressources, qui survient plus rapidement que prévu, et ce, dans plusieurs régions du monde, dont au Canada (notamment au Québec et en Colombie-Britannique), en Asie et au Brésil.
 

Tableau du pourcentage du territoire occupé par des forêts, par continent (cliquer pour agrandir)

Afin de varier ses sources de revenus et ainsi assurer une meilleure survie des ressources et de la compagnie, les entreprises se tournent vers les activités récréatives et une gestion inspirée des principes du développement durable, qui vise le maintien de l’utilisation d’une ressource, sans jamais la surexploiter ou l’épuiser. Voici quelques modes d’exploitation d’une forêt.

La déforestation

La déforestation est le phénomène de régression de la forêt. Elle est due au déboisement et au défrichement, liés à l'extension des terres agricoles, à l'exploitation des ressources forestières et minières et à l'urbanisation.

La déforestation par le biais des coupes à blanc a plusieurs impacts néfastes pour l’environnement. Non seulement la coupe à blanc diminue considérablement les ressources pour plusieurs années, mais l’élimination d’autant d’espaces forestiers peuvent participer au réchauffement climatique et à la dégradation des sols. En effet, les arbres filtrent l’air de l’atmosphère et ils rejettent de l’oxygène. S’il y a moins d’arbres, il y a par conséquent moins de filtration naturelle de l’air. Les arbres, grâce à leurs racines profondes, participent au soutien du sol et en empêche l’érosion. Les coupes à blanc peuvent alors causer des érosions plus rapides pouvant entraîner des éboulements et des glissements de terrain.  Dans certains cas, la déforestation peut entraîner une désertification (le désert qui s’étale sur des terres fertiles).

La sylviculture

La sylviculture est un mode de gestion de la forêt visant un développement durable à long terme, grâce auquel la forêt reste relativement en santé. Il ne s’agit pas de cesser toute coupe, puisque les activités humaines nécessitent du bois et du papier (bien qu’il soit possible d’en diminuer la consommation grâce au recyclage). Il s’agit surtout d’entretenir les forêts et de revenir à une coupe plus sélective des arbres abattus. 
Par contre, les gestionnaires peuvent très bien décider des espèces d’arbres qu’ils vont cultiver, selon la qualité du bois qu’ils veulent produire et l’usage qui en sera fait. Ils peuvent ainsi orienter leur culture selon quatre grandes motivations :

  • La production (dans le cas où le but est économique et consiste à cultiver des arbres de qualité pour le bois d’œuvre de qualité)
  • La protection (dans le cas où la forêt sert à protéger un autre environnement : pour contrer l’érosion des sols, pour atténuer le bruit d’une route ou pour filtrer la pollution)
  • Les loisirs (où une forêt est aménagée pour les activités de plein-air)
  • L’écologie (où une zone protégée ou une réserve faunique est présente afin d’assurer la survie de l’espace naturel et des espèces vivantes qui en dépendent)

Dans tous les cas, lorsque les administrateurs de la forêt désirent effectuer une coupe, elle doit toujours se faire pour permettre au reste de la forêt de continuer à s’accroître.

Le développement forestier durable

Tout comme la sylviculture, le développement forestier durable vise à gérer les milieux forestiers de manière plus respectueuse pour l’environnement et la faune. Il s’agit alors, pour les compagnies forestières, de mieux planifier ses coupes et de poursuivre l’aménagement forestier après les coupes.  C’est pourquoi plusieurs compagnies ont pris en charge de reboiser les zones coupées récemment ou au cours des dernières années. Avec ces zones coupées à blanc, il est dorénavant possible d’y pratiquer une sylviculture plus durable. 
 
Certes, ces modes de gestion plus en accord avec l’environnement ne font que commencer à prendre leur place dans le milieu forestier, mais ils sont appelés à prendre de plus en plus d’importance au cours des prochaines années.

Les activités récréatives en forêt

L’exploitation forestière va prendre de plus en plus en charge, non seulement la gestion de l’industrie du bois, mais aussi de toutes les facettes qu’une forêt peut représenter. Ceci inclut toutes les activités récréatives qu’il est possible de faire en milieu forestier. Ces activités récréotouristiques doivent constamment respecter la nature et les animaux. Certaines forêts ont des sentiers aménagés pour la randonnée pédestre, la raquette et le ski de fond. Sur ces sentiers, les promeneurs vont retrouver des balises pour indiquer le chemin à prendre, des points de vue et parfois des refuges.


Le récréotourisme est une forme de tourisme mettant en valeur les activités récréatives comme les loisirs de plein air.
D’autres forêts sont plutôt vouées à l’interprétation et à la sensibilisation. Le sentier et les parcours sont alors parsemés d’affiches et de panneaux informatifs. Ce type de sentier porte parfois le nom de sentier d’interprétation ou de sentier écologique. Outre ces deux types d’activités, les gestionnaires de la forêt peuvent aussi réserver une zone de leur forêt pour la chasse, avec tous les camps de chasse nécessaires.


Une piste d'hébertisme

Bref, dans tous les cas, le but de la forêt récréative est de fournir un lieu de plein-air et d’activités qui respecte la nature et la vie de la forêt en tout temps. Ce type d’activité forestière est celui qui s’est le plus développé au cours des dernières années. Dernièrement, des parcs d’aventure en forêt et des parcours d’arbre en arbre se sont particulièrement développés. Ces activités proposent des défis intenses aux visiteurs, tout en respectant la forêt. Par exemple, les parcours d’arbre en arbre proposent divers appareils qui permettent de se déplacer au-dessus du sol, comme une immense piste d’hébertisme. Ce genre d’activités permet de découvrir la forêt d’un autre point de vue.

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse