Infrastructures de transport à Montréal

Le métro de Montréal

L’ouverture du métro de Montréal a eu lieu en 1966. L’idée d’implanter un métro à Montréal est pourtant apparue autour de 1910. À l’époque, le transport en commun offrait un service de tramway, mais l’on envisageait déjà l’idée de faire comme dans les grandes métropoles du monde (Londres, Paris, New York) et de construire un réseau souterrain. La décision est enfin prise au début des années 60, après que Montréal ait été choisie pour être la ville hôtesse de l’Exposition universelle de 1967.
 
Au moment de son inauguration, le réseau comptait 26 stations. Le développement s’est poursuivi pendant une vingtaine d’années pour arriver au réseau actuel (2012) de 69 stations réparties sur 4 lignes.
 

Carte présentant l’évolution du métro à Montréal de 1966 à 1988.
 

Les trains de banlieue

Le réseau de trains de banlieue montréalais dessert, comme son nom l’indique, les banlieues de la ville. Le réseau offre cinq trajets. Chacun d’eux part d’une région en périphérie de Montréal pour se diriger vers le centre-ville. Le réseau permet donc aux banlieusards d’éviter d’utiliser leur voiture pour aller travailler en ville, diminuant ainsi la congestion sur les routes et les ponts, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre. Les trains fonctionnent grâce à des locomotives au diesel, sauf pour le circuit Deux-Montagnes, qui fonctionne à l’électricité.
 
En 2007, le réseau s’est agrandi avec le prolongement de la ligne de Blainville vers Saint-Jérôme. Le train de banlieue, pouvant transporter aisément des milliers de passagers vers le centre-ville, fait l’envie de plusieurs municipalités périphériques qui souhaiteraient elles aussi intégrer le réseau.
 

Carte du réseau de trains de banlieue à Montréal (cliquer pour agrandir)
Source

Les aéroports de Montréal

La grande région de Montréal comporte deux aéroports majeurs : Montréal-Trudeau et Montréal-Mirabel. Montréal-Trudeau est dédié aux vols avec passagers et assure les liaisons des vols locaux, nationaux et internationaux. Mirabel est dédié aux vols de transport de marchandises.

Le port de Montréal

Le port de Montréal jouit d’un emplacement avantageux. Il est situé près de grands pôles industriels et est suffisamment avancé sur le continent pour avoir accès à une foule de marchandises diversifiées.
 
Le port de Montréal transige des marchandises avec le reste du Canada, les États-Unis et plusieurs pays d’Europe. Les installations du port ont été récemment modernisées et, malgré les hivers québécois rigoureux, les navires peuvent circuler en toute sécurité tout au long de l’année grâce à la surveillance de la garde côtière et à l’implantation de quelques systèmes permettant de mieux naviguer dans les glaces.

Le réseau ferroviaire

Montréal comporte de nombreuses emprises ferroviaires (ce sont des surfaces occupées par une route, une voie ferrée, incluant ses dépendances, annexées à la propriété publique) qui permettent le transport de marchandises vers le port de Montréal ou ailleurs, au Canada ou aux États-Unis. La présence d’un bon réseau ferroviaire pourrait éventuellement favoriser l’implantation de nouveaux trains de banlieue, si ces trains roulent sur les voies déjà en place.
 
Le transport par train permet de transporter de très lourdes charges en employant moins de carburant que le transport par camion. Ceci s’explique par la moindre friction entre le rail et les roues du train qu’entre les routes et les roues des camions. De plus, le transport de matières dangereuses est plus sécuritaire par voie ferroviaire puisque les risques d’accident y sont moins élevés.
 
Enfin, le train assure aussi le transport de passagers, bien que ce mode soit beaucoup moins développé ici que dans d’autres régions urbaines du monde.

Le réseau routier

Montréal est avant tout desservie par un imposant réseau routier. Ce réseau comprend des autoroutes, des axes majeurs et une multitude de boulevards, rues et avenues qui relient l’ensemble des habitations, des lieux de services et des commerces de la ville. Les routes sont empruntées par un nombre croissant de véhicules, ce qui engendre des problèmes de congestion, particulièrement près des ponts et des croisements d’autoroutes.
 

Carte des routes principales de Montréal (cliquer pour agrandir)

Les ponts

Comme Montréal et Laval sont bâties sur des îles, le réseau routier doit comporter des ponts et des tunnels pour traverser le fleuve Saint-Laurent au sud de Montréal, la Rivière-des-Prairies entre Montréal et Laval et la rivière des Mille-Îles au nord de Laval. Certains ponts comportent des particularités qui méritent d’être mentionnées.
 
Le pont Victoria est entièrement fait de fer forgé, d’où son surnom « le Pont de fer ». Lors de son inauguration en 1850, il était strictement réservé au passage des trains. En 1899, il a été ouvert à la circulation automobile. Encore aujourd’hui, l’usage de ce pont est double : tant les trains que les automobiles y circulent.
 
Le pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine n’a pas été creusé sous le fleuve, mais chacune des gigantesques pièces de béton qui le constituent a été déposée sur le fond du fleuve. Il doit son appellation "pont-tunnel" au fait qu’une certaine partie de sa structure ne se trouve pas sous l’eau, mais au-dessus de celle-ci. Il a été ouvert à la circulation en 1967, juste à temps pour l’inauguration de l’Exposition universelle de Montréal.
 
Les autres ponts reliant Montréal à la rive sud sont : Jacques-Cartier, Honoré-Mercier et Champlain. Les principaux ponts qui relient Montréal à Laval sont le pont Lachapelle, le pont Pie-IX, le pont Papineau-Leblanc, le pont Viau, le pont de l’autoroute 15. Le pont Charles-de-Gaule, à l’est de l’île de Montréal, relie la ville à Repentigny. En 2011, le pont de l'autoroute 25, reliant l'est des îles de Montréal et de Laval, a été ouvert à la circulation avec un mode de péage électronique.

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse