La société et la culture athéniennes

Espace public et espace privé

Les Athéniens étaient attachés aux espaces publics de leur cité-État (institutions publiques, jardins, théâtre), mais aussi à leur espace privé : la maison familiale.

L'espace privé

La maison athénienne

Les Athéniens étaient attachés aux espaces publics de leur cité-État (institutions publiques, jardins, théâtre), mais aussi à leur espace privé : la maison familiale. La maison urbaine (au centre de la cité-État) se composait de plusieurs pièces (chambre à coucher, cuisine) articulées autour d’une cour intérieure. Cette cour servait autant pour le travail que pour le loisir ou les études).

L’andrôn

Cette pièce servait de salle de réception. Habituellement la plus décorée, elle ajoutait au prestige social lors des visites des voisins. C’est d’ailleurs la seule pièce que les hôtes conviaient leurs invités à visiter.

Le gynécée

Cette salle exclusivement réservée à la femme, servait autant pour son travail domestique (tisser la laine, réparer les vêtements, etc.) que pour l’éducation de sa fille (la mère éduquera sa fille dans cette pièce pour en faire une épouse modèle et mener à bien ses tâches ménagères. Les garçons athéniens seront éduqués par la mère, la nourrice ou le père dans la cour intérieure ou encore par le maître d’école.

L’espace public

L'Agora

L’Agora se situe au centre de la ville d’Athènes. Au temps de l’Antiquité, elle servait de marché de la cité où l’on vendait fruits et légumes, reliques, vêtements, etc. On se promenait pour philosopher en groupe et échanger des idées. Se réunissait entre autres l’ecclésia (l’assemblée de citoyens) pour voter des lois. Autour de l’Agora, on trouvait les bâtiments publics, les tribunaux et les gymnases. 

L’Acropole

L’Acropole signifie «haute ville» (akra polis) et servait dans la Grèce antique à protéger le roi d’attaques ennemies. C’est pourquoi chaque cité-État de la Grèce antique  érigea des remparts autour du point le plus haut de la ville. Plus tard, vers 430 av. J.-C., on dressa sur l’Acropole d’Athènes plusieurs temples en l’honneur de dieux grecs, dont le temple d’Athéna Nikè (déesse protectrice de la cité-État), l’Érechteion (temple en forme de croix) et le Parthénon (temple majestueux aux multiples colonnes et qui abritait la statue d’Athéna).

 
L’acropole d’Athènes, aujourd’hui (cliquer pour agrandir)

La colline de la Pnyx

La colline de la Pnyx est le lieu où se tient l'ecclésia. Elle se situe près de l'Acropole.

Éducation

L’éducation différait selon les cité-États : à Athènes, les garçons allaient à l’école de 7 à 18 ans pour ensuite faire deux années de service militaire. Ces deux années (de 18 à 20 ans) servent essentiellement à former le jeune à devenir un bon citoyen : on appelle éphébie cette phase transitoire entre la jeunesse et l’âge adulte des garçons en tant que citoyen. Tout jeune, le garçon est éduqué par sa mère, son père et sa nourrice, puis par l’esclave de la maison et, enfin, par des maîtres. L’enfant est très tôt stimulé intellectuellement aussi bien que physiquement. On lui enseigne la justice, la lecture, les normes de vie, etc.
 
Les filles avaient une éducation différente : ne remplissant pas de fonction dans la société, elles étaient éduquées en fonction de leur rôle de futur femme et mère. Elles sont donc dépendantes de leur père et ensuite de leur mari. Dans la cité, c’est le père qui choisit le mari de sa fille. Les femmes devaient apprendre à être vertueuses et fidèles à leurs maris. Elles étaient aussi responsables de la tenue de la maison. 

La philosophie

L’origine du mot philosophie est grecque et signifie amour de la sagesse.
 
La philosophie est donc un exercice de la pensée qui a pour but de comprendre la réalité. Le philosophe cherche constamment le pourquoi de toute chose et s’assure de l’exactitude de son raisonnement, de sa réflexion. La philosophie antique (7e siècle av. J.-C. jusqu’au 5e siècle) recherche la vertu, le bonheur et les moyens pour y parvenir en se posant la question : comment bien vivre.

Socrate

 Le père de la philosophie s’appelle Socrate (né en 469 av J.-C.). Il n’écrivait pas, mais transmettait son savoir par la parole à ses nombreux disciples, surtout Platon. Socrate divisait le monde en deux : les choses humaines (que l’on peut comprendre par le raisonnement) et les choses divines (réservées aux dieux). Il croyait en une science objective des valeurs et des normes. Ses idées n’étaient pas partagées par tous, et il fut condamné par une assemblée d’Athéniens à boire un poison mortel.
 

Tableau de J. L. David, 1787, MET, New York. (cliquer pour agrandir)

Platon

Platon est né en 427 av. J.-C. et fut disciple de Socrate. Il voyait une différence entre opinion et savoir. Pour parvenir à la vérité, l’esprit doit apprendre les mathématiques, la dialectique, l’éthique et la philosophie politique. Il est l'auteur de la République. La République de Platon est en fait un dialogue entre lui et Socrate à l'intérieur duquel il tente de définir le terme de justice et réféchit sur la façon d'éviter la corruption dans les affaires publiques.


Platon (cliquer pour agrandir)
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Aristote

Aristote est né en 384 av. J.-C. Ce philosophe, contrairement à Socrate, a beaucoup écrit. Pour Aristote, l’individu doit avoir comme but premier de faire le bien. Le bien suprême est le bonheur. Le bonheur n’est pas dans le cumul de choses matérielles; l’homme heureux n’a besoin de rien, ni de personne.


Aristote (cliquer pour agrandir)
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Les exercices

Les références

Athènes et son Acropole
Éducation à Athènes
La philosophie grecque


  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse