Inuits, Hurons, Algonquins et Iroquois

Amérindiens du Grand Nord : les Inuits

Les Inuits sont les gens qui peuplent depuis longtemps les régions arctiques de l'Amérique du Nord. Leur territoire couvre 6 000 kilomètres qui s'étendent du Détroit de Béring jusqu'à l'est du Groenland. En 2006, le Canada comptait environ 50 000 Inuits. Le mot inuit est un mot de la langue inuktitut qui signifie les gens. Les Inuits ont longtemps été appelés des esquimaux par les autres communautés. Cette expression provenant de la langue crie signifie mangeurs de viande crue et n'est pas appréciée par les Inuits. Ce peuple de l’Arctique se divise en huit grandes tribus.

Histoire et origines

Les traces des premiers Inuits ont été trouvées dans le nord-ouest de l'Alaska. Ces premiers Inuits vivaient principalement de la chasse : phoque, morse, baleine, caribou, etc. Ils construisaient leurs maisons à l’aide de bois de grève et de terre. La taille et la qualité de la viande des animaux chassés faisaient en sorte que les Inuits de l’époque réussissaient à vivre aisément.

Vers 1000, plusieurs petits groupes d’Inuits ont commencé une migration vers l’est du continent. Ces gens partaient à la recherche d’une vie plus facile. Certains groupes se sont alors installés dans des zones riches en baleines. Autour de ces zones, de grands villages prospères se sont formés. De plus petits villages se formaient aussi dans les régions riches en phoques, en caribous et en poissons. Les techniques de construction de maisons ainsi que les techniques de chasse sont les mêmes qu’en Alaska.
 
Autour de 1250, certains Inuits ont probablement rencontré des colons vikings dans le sud-ouest du Groenland. Par contre, ces colonies ont disparu au milieu du 15e siècle : les Vikings n’ont pas pu résister au froid alors que les Inuits y étaient adaptés.


En rose, le territoire traditionnellement occupé par les Inuits
 
Au 15e siècle, le climat devient plus rigoureux alors que l’Arctique connaît une petite ère glaciaire. Plusieurs Inuits se dirigent donc vers le sud. Bien qu’ils y trouvent un climat plus doux, la vie s’avère plus difficile : dans ces nouvelles régions, il n’y a pas de baleines pour assurer la survie. C’est à cette époque que certains Inuits commencent à construire des maisons en blocs de neige (igloos) qui sont plus faciles et plus rapides à construire. Au 16e siècle, alors que l’expansion européenne commençait, les Inuits étaient les seuls habitants de l’Arctique en Amérique du Nord.

Mode de vie

Traditionnellement, les Inuits chassent pour se nourrir. Les animaux chassés ne servent pas qu’à se nourrir. Les Inuits utilisent l’huile et la graisse pour faire la cuisine, les peaux et la fourrure pour confectionner des vêtements, des couvertures, des tentes et des bateaux. Ils utilisent aussi les os, l’ivoire et le bois pour confectionner des outils. Les animaux chassés sont principalement le caribou, le phoque, la baleine, l’ours, le bœuf musqué, le renard et le loup. Pour compléter leur alimentation, ils se nourrissent aussi de lièvres, de lagopèdes, de poissons, de baies et de plantes. Pour leur habillement, les Inuits peuvent se créer à la fois des vêtements imperméables et très chauds, ce qui est nécessaire pour survivre au sein d'un climat aussi rigoureux.
 
Les Inuits utilisent généralement deux types de maisons : une maison d’été et une maison d’hiver. Les maisons d’été sont en fait des tentes en peau et en bois alors que les maisons d’hiver sont des huttes de terre dont le toit est en bois et en os. Des plates-formes servent à créer des lits surélevés, loin de la terre froide. Les Inuits utilisent aussi un abri temporaire pour les périodes de chasse : un igloo construit à partir de blocs de neige superposés de façon à former un dôme. L’igloo est un abri chaud et facile à construire.


Un igloo

Pour se déplacer, plusieurs moyens de transport sont utilisés par les Inuits. Le kayak, inventé par ce peuple, est fort utilisé pour la chasse. Cette embarcation est spécialement conçue pour assurer une grande stabilité sur l’eau tout en gardant facilement au chaud.


Un kayak

Pour chasser les plus gros animaux, les Inuits utilisaient un umiaq, qui est une grande chaloupe à rames. Pour se déplacer sur la terre et sur les banquises, les Inuits se déplaçaient en traîneau à chiens, ce qui leur permettait de franchir aisément de très grandes distances.


Un umiaq

Traditions et coutumes

La langue parlée par la communauté inuite est l’inuktitut, qui est en fait une langue composée de plusieurs dialectes. L’inuktitut est aussi représentée par une écriture syllabique mise au point par les missionnaires. Les symboles représentent le sens des mots.


Les symboles de l’inuktitut (cliquer pour agrandir)

La religion inuit traditionnelle considère que tout ce qui existe a un esprit. L’esprit le plus important est celui de la mer, esprit qui se nomme Sedna. De plus, un chaman s’occupe de prendre soin des malades. La musique et la danse occupent une place importante dans la culture inuite, la danse du tambour et les chants de gorge sont encore pratiqués aujourd’hui. De plus, plusieurs objets d’art inuit sont encore créés : sculptures en bois, en saponite, en ivoire, en peau, en os, etc. Ces objets sont aujourd’hui vendus dans le monde entier.
 
L’un des objets représentatifs de la culture inuite est sans doute l’inukshuk. Composé de grosses roches empilées les unes sur les autres, l’inukshuk prend généralement la forme d’une personne. Ces immenses constructions servaient à guider les Inuits pendant les périodes de chasse. Elles sont des points de repère pour indiquer le chemin du retour ou encore les endroits où les troupeaux se déplacent.


Un inukshuk

Premiers contacts avec la culture européenne

Les rencontres avec les explorateurs européens ont été un peu plus tardives que pour d’autres peuples amérindiens. Les Inuits ont toutefois croisé plusieurs groupes d’explorateurs. En effet, entre 1570 et 1850, plusieurs dizaines d’expéditions sont organisées dans le Nord afin de trouver un passage vers le Pacifique. Pour les Européens, l’Arctique ne représente pas un territoire à explorer, mais plutôt un obstacle qui se pose entre eux et les richesses de l’Asie. Les premières rencontres entre les deux peuples étaient principalement effectuées dans le but de faire du troc.

Cette situation a changé radicalement autour de 1850 alors que les premières expéditions de chasse à la baleine commencent. Des milliers de baleines sont abattues. Cette nouvelle industrie embauche de nombreux Inuits comme chasseurs ou comme couturiers. Cette nouvelle activité économique apporte plusieurs nouveaux objets dans la culture inuite : fusils, toile de tente, farine, etc.
 
Les chasseurs de baleines apportent également avec eux des maladies contagieuses contre lesquelles les Inuits ne sont pas immunisés. Ces maladies ont touché plusieurs individus qui y ont laissé la vie, faisant passer le nombre d’Inuits de 2300 à environ 150 en quelques décennies seulement. Au cours des décennies qui vont suivre, les Inuits vont participer aux nouvelles activités commerciales comme la traite des fourrures auprès de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Ce peuple de l’Arctique perd peu à peu sa religion, ses coutumes et surtout son mode de vie indépendant.
 
Après la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement canadien installe les Inuits dans des villages expressément créés pour eux. On force ainsi cette communauté à vivre une vie sédentaire, ce qui contribue à augmenter la dépendance des Inuits à la société extérieure. Cette nouvelle situation crée un fort sentiment d’exil chez les Inuits et cause de nombreuses difficultés d’adaptation. Depuis 1999, les Inuits ont leur propre territoire : le Nunavut (mot qui signifie notre terre). L’Arctique demeure une région sous-développée économiquement : peu d’emplois, peu d’instruction et d'activités permettant de stimuler l’économie, celle-ci étant basée principalement sur l’exploitation des ressources naturelles.


De couleur orange, le territoire du Nunavut

Bien que le développement économique soit plus ardu au Nunavut, les Inuits ont toutefois repris le contrôle sur leurs traditions, leur culture et leur éducation. En effet, les enfants du Nunavut reçoivent un enseignement dans la langue inuktitut.

Amérindiens du Nord : les Hurons

Les Hurons sont un regroupement de cinq tribus de langue iroquoienne. Ces tribus occupaient au départ le nord de l’Ontario. Le nom de la communauté n’est pas Hurons, mais plutôt Wendats, qui signifie insulaires.

Le terme iroquoien désigne un groupe linguistique amérindien du Canada. Il comprend les Iroquois, les Mohawks et les Hurons.


En rouge, le territoire des Hurons-Wendats

Histoire et origines

Les origines des Wendats sont assez difficiles à déterminer puisque plusieurs légendes existent et se contredisent. Les cinq tribus des Wendats se sont alliées contre 5 autres tribus d’Iroquois vivant au nord de l’état de New York. Toutes ces tribus sont entrées en guerre à cause d’une cérémonie qui aurait mal tourné. Au début du 17e siècle, la population des Wendats compte de 20 000 à 25 000 individus. Les Hurons se divisent en 8 clans, chacun de ces clans est représenté par un animal différent.

Mode de vie

Les Wendats étaient principalement des agriculteurs. Ils cultivaient le maïs, les haricots, les courges et le tabac. Ils ont d’ailleurs montré leurs techniques agricoles à d’autres peuples. Leur vie était basée sur les saisons et sur leur calendrier lunaire. Les plus grandes cérémonies avaient lieu en octobre au moment des récoltes. Ils parvenaient même à conserver les surplus de légumes dans des caveaux. Au début de l’automne, la saison de la chasse s’amorçait : le chevreuil devenait alors la principale source de nourriture pour l’hiver. Au printemps, on préparait à nouveau les terres pour la prochaine récolte et on en profitait aussi pour produire de nouvelles quantités de sirop d’érable.

L’alimentation des Hurons se base presque exclusivement sur des produits de l’agriculture et de la chasse. Ceux-ci complétaient leurs repas avec des noix et des baies. Les Wendats habitaient dans des maisons longues faites de planches de cèdre et d’armatures en bois en forme d’arche. Les maisons avaient en moyenne 7 mètres de long et certaines pouvaient mesurer jusqu’à 30 mètres. Les maisons pouvaient accueillir jusqu’à dix familles. Les maisons étaient aménagées pour que chaque famille ait accès facilement à un feu pour le chauffage et la cuisson. Les lits étaient sur des plates-formes suspendues et recouvertes de peaux d’ours.


Les maisons huronnes

Les maisons, qui contenaient parfois une salle d’entreposage pour conserver la nourriture, étaient encerclées d’une palissade de piquets de bois servant à protéger le village.


Un village huron

La structure sociale est axée sur le rôle de la mère, la lignée familiale ne se transmet pas par le père, mais bien par la mère. Aucun mariage ne pouvait avoir lieu dans le même clan. Pour se vêtir, les hommes portaient un pagne en chevreuil ou en castor avec des mocassins. L’hiver venu, ils ajoutaient des chemises, des peaux chaudes et des capes de fourrure pour combattre le froid. Les femmes portaient elles aussi des mocassins avec une jupe longue. Les vêtements des Hurons étaient amplement décorés de perles, de coquillages, de bijoux, de plumes, etc. De plus, les Wendats se peignaient souvent le corps en rouge.

Traditions et coutumes

Toutes les tribus huronnes parlent une langue iroquoienne similaire aux autres langues autochtones. Ces tribus organisent souvent des fêtes et des rituels avec des danses, des combats, des jeux et des rites. Les chamans, qui peuvent être des hommes ou des femmes, sont des personnes très respectées au sein du clan. Non seulement ils peuvent guérir les malades, mais ils peuvent aussi interpréter les rêves et connaissent les herbes. L’interprétation des rêves est une activité très importante pour les Hurons : mimer les rêves contribuerait à la bonne santé.

Premiers contacts avec la culture européenne

Le premier contact qui a eu lieu entre les Hurons et les Européens se fit lors des expéditions de Jacques Cartier. Ce premier contact a toutefois été très limité. Des liens plus étroits ont été tissés par Champlain qui voyait une possibilité de faire des affaires avec les Wendats. Champlain a donc proposé aux Hurons de les aider dans leur guerre contre les Iroquois en échange de certains biens comme des fourrures. Les Français leur ont également proposé des outils et des armes à feu. Toutefois, la condition requise pour ces échanges était que les Hurons se convertissent.
 
Les guerres entre les tribus amérindiennes sont devenues beaucoup plus violentes grâce à l’arrivée des armes européennes. Le nombre de victimes dans chacun des clans a augmenté considérablement. De plus, les maladies contagieuses apportées par les colons ont causé de nombreuses morts : 20 000 Amérindiens sont morts de la variole. Les tribus de survivants entraient en guerres internes. Certains membres désiraient se convertir massivement pour faciliter les échanges avec les nouveaux arrivants alors que d’autres désiraient seulement rester comme avant.
 
À la suite de ces guerres internes, certains Wendats sont demeurés sur le territoire des Iroquois alors que d'autres ont décidé de changer de territoire, ces dernier devenaient des Wyandots. Après plusieurs petites migrations, ils se sont installés dans un village au nord de la ville de Québec : le village de Wendake.
 
Aujourd’hui, la langue et la culture ont pratiquement disparu en raison des nombreux mariages qui ont eu lieu entre les Hurons et les Français. Les Hurons d’aujourd’hui sont pourtant très impliqués dans la politique autochtone québécoise et ont joué un rôle très actif dans la reconnaissance des droits ancestraux des Amérindiens. Ils maîtrisent le français et beaucoup d'entre eux sont bilingues.

Amérindiens du Nord : les Algonquins

Les Algonquins, appellation qui signifie vrais hommes, constituent le plus large et le plus dispersé des groupes amérindiens. Ils ne constituent toutefois pas un groupe uniforme, mais plutôt un regroupement de plusieurs centaines de tribus. Leur territoire couvre une très grande partie du territoire canadien. Ce territoire s’étend de l’est des Rocheuses jusqu’à l’océan Atlantique en passant par la baie d’Hudson. Les Algonquins font partie du grand groupe des Algonquiens et en constituent la plus grande des tribus. Les Algonquins ont une parenté avec les Abénakis.


En jaune, le territoire algonquin

Histoire et origines

La tribu des Algonquins était surtout présente en Outaouais. Elle était souvent en guerre contre les tribus des Iroquois.

Mode de vie

Le mode de vie des Algonquins est nomade. La vie s’organise autour du cycle des saisons et les tribus se déplacent en fonction de la disponibilité des ressources. Du début du printemps jusqu’à la fin de l’automne, les Algonquins créent de petits villages à proximité des cours d’eau. Ils profitent de la belle saison pour pêcher, chasser le gibier ainsi que les oiseaux migrateurs et cueillir de petits fruits. Leur alimentation est riche et variée.
 
À la fin de l’automne, les Algonquins migrent vers leurs territoires de chasse. Ils se divisent alors en petites bandes de 10 à 20 personnes. Tout au long de l’hiver, ils pratiquent la chasse au gros gibier (orignal, caribou, wapiti, ours) pour assurer leur survie. Ils complètent leur alimentation avec du petit gibier tel que du lièvre, du castor, de la perdrix et du porc-épic. Bien que les famines soient rares, la saison du nomadisme est la plus difficile de l’année. Les Algonquins font toutefois confiance à la nature.
 
Pour chasser les animaux, ils utilisent leurs armes : arcs et flèches, lances, couteaux, pièges et harpons. Ils font cuire leurs aliments grâce à des marmites en bois et en écorce. Pendant les belles saisons, les Algonquins habitent dans des wigwams, des tentes en forme de cône construites en écorce de bouleau. L’hiver, ils s’abritent dans des tentes semblables plus petites et plus faciles à déplacer.


Un modèle de wigwam algonquin
Source


Les femmes s’habillent avec des robes longues et les hommes portent un pagne et des jambières. Tous portent des mocassins aux pieds et des capes lorsque le climat est plus rigoureux. Les Algonquins utilisent aussi la peinture de couleur claire pour créer des motifs de guerre ou décoratifs. Ils assurent leurs voyages grâce aux canots d’écorce, aux traîneaux à chiens, aux luges et aux raquettes.


Un canot d’écorce
Source

Traditions et coutumes

Dans les tribus, les femmes doivent s’occuper de la cueillette et de la famille. Ce sont les femmes qui transmettent la culture et les traditions. Elles éduquent les enfants, fabriquent les vêtements et préparent les repas. De leur côté, les hommes algonquins doivent chasser, pêcher et défendre leur tribu. De plus, ce sont les hommes qui construisent les abris et qui effectuent le portage du canot.

Premiers contacts avec la culture européenne

Dès le début de la colonisation, les Algonquins se réfugient dans les forts français. Comme ils ne pratiquent pas beaucoup l’agriculture, les Algonquins trouvent de nombreux avantages à faire du troc avec les colons et les Hurons. Ils obtiennent des filets de pêche, des outils et des ustensiles.
 
La colonisation apporte une ère de plus grande prospérité pour les Algonquins : la chasse est plus facile et ils participent à la traite des fourrures. Peu à peu, les Algonquins changent leur mode de vie et deviennent de plus en plus dépendants du commerce des fourrures. Au début du 19e siècle, avec la baisse des fourrures et la hausse de la déforestation, les Algonquins ont adopté un mode de vie totalement sédentaire. Ils mettent même fin aux hostilités avec les Iroquois afin de s’unir pour améliorer les conditions de vie des autochtones.

Amérindiens du Nord : les Iroquois

Les Iroquois forment un peuple sédentaire et appellent leur tribu le peuple de la grande maison. Leur territoire se concentre principalement sur les rives du lac Ontario et sur les rives du fleuve Saint-Laurent.


En rouge, le territoire des Iroquois

Histoire et origines

Les premiers peuplements iroquois datent de 500 av. J.-C. et étaient établis dans l’État de New York. Ils ont introduit l’agriculture dans leur mode de vie autour de l'an 1000. Au 15e siècle, les Iroquois étaient formés des cinq tribus d’origine. Ces tribus ont rapidement été en guerre avec les Hurons.
 
Toutes les communautés amérindiennes connaissaient la réputation militaire des Iroquois. C’est pourquoi les ennemis des Iroquois se sont rapidement alliés aux Français. Les Iroquois attaquaient souvent les forts français. Plusieurs Iroquois meurent de maladies ou lors des guerres.

Mode de vie

Comme les Iroquois pratiquaient l’agriculture, ils occupèrent le même territoire pendant une vingtaine d’années. Les tribus iroquoises pouvaient être formées d'un nombre considérable d'individus. Leurs principales activités économiques étant l’agriculture et la pêche, ils pouvaient facilement se nourrir peu importe la grosseur de leur groupe.
 
Les produits agricoles cultivés par les Iroquois sont les citrouilles, les courges, les fèves, le tournesol, le maïs et le tabac. Ces aliments formaient ainsi la base de leur alimentation. Pour compléter cette alimentation, ils récoltent des fruits (pommes et pêches) de leurs vergers. De plus, tout au long de l’année, la tribu participe à d’autres activités qui permettent de varier le menu : chasse, pêche, cueillette de petits fruits, etc.
 
Comme les techniques agricoles sont assez efficaces, les tribus iroquoises sont capables d’avoir de bonnes récoltes et d’accumuler des surplus. Les Iroquois ont développé des méthodes de conservation des aliments qui vont servir lors de mauvaises récoltes et lors des échanges commerciaux avec d’autres tribus. Toutefois, les méthodes agricoles viennent rapidement à bout des terres. Comme ils n’utilisent pas d’engrais, ils doivent déplacer leur village à tous les 10 ou 30 ans.
 
Ces déménagements n’étaient pas de tout repos, car ils impliquaient, entre autres, le défrichement d'une nouvelle clairière et la construction de nouvelles maisons et palissades. Les villages étaient en fait de grandes agglomérations pouvant contenir plus de 2000 habitants. Les maisons sont des maisons allongées multifamiliales. Toutes ces maisons sont disposées en cercle à l’intérieur d’une palissade de bois. Derrière les maisons se trouvent les champs et la forêt.


Un village iroquois (cliquer pour agrandir)

Les maisons sont construites en bois et en écorce. L’intérieur est divisé pour laisser un espace à chaque famille. Une seule maison peut contenir 24 ménages et 10 à 12 feux pour le chauffage et la cuisson. Chaque foyer dispose de banquettes en terre battue qui servent de lit.
 
Lorsque les Iroquois voyagent, ils utilisent leurs canots. Ceux-ci sont toutefois beaucoup moins efficaces que ceux des Algonquins : ils sont plus lourds et prennent facilement l’eau. C’est pourquoi les Iroquois font du troc avec les tribus voisines pour échanger des aliments contre des canots. En plus des canots, les Iroquois utilisent aussi les harnais de cuir, le toboggan et les raquettes. Pour accélérer les déplacements, ils utilisent aussi des porte-bébés.
 
Les vêtements des Iroquois sont assez simples et sont tous conçus de peaux de bêtes. L’été, hommes et femmes sont torse nu et portent des sandales en maïs tressé. Les hommes portent un pagne et les femmes portent une tunique ou une jupe. L’hiver, ils ajoutent tous des capes, des tuques, des mocassins et des gants de fourrure à leur habillement.

Traditions et coutumes

Chez les Iroquois, hommes et femmes occupent des rôles différents. Les hommes s’occupent des gros travaux : cultiver les champs, défricher les terres, construire les maisons, etc. Ils s’occupent également des relations extérieures, de la chasse et de la pêche. Pour la chasse, les hommes utilisent des armes comme la sarbacane, les fléchettes et les assommoirs. Les femmes s’occupent de la maison, des récoltes, de la poterie et de l’artisanat. Elles fabriquent des colliers, des bracelets et d'autres bijoux. Ce sont les femmes qui gèrent les récoltes et qui ont le pouvoir économique. L’identité du clan est aussi transmise par la femme.

La vie spirituelle est basée sur les visions et les rêves. Les chamans iroquois forment la société de guérisseurs des Faux-Visages qui produisent des masques de bois et font des rites pour guérir les malades. Le chef iroquois n’émet pas d’ordres. Que ce soit pour les questions domestiques ou extérieures, tous les Iroquois ont une autonomie individuelle. Le chef émet des propositions aux membres de la tribu. Les activités principales comprennent la danse, le chant, le sport (la crosse) et les jeux de hasard.

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse