Nomades et sédentaires

Les nomades

Depuis qu’il existe, c'est-à-dire depuis environ 5 millions d’années, l’être humain a toujours modifié son mode de vie en fonction de ses meilleures chances de survie : il doit trouver à tout prix sa subsistance (sa nourriture). C’est en effet la quête constante de nourriture qui motive les êtres humains à se déplacer.
 
Au temps de la préhistoire et au moins jusqu’à la période du néolithique, l’Homme doit se déplacer pour trouver sa nourriture, mais doit aussi pour se protéger des intempéries, des autres tribus ou clans et des animaux sauvages. Pour ce faire, il préférera se déplacer en groupe que l’on appelle clans ou tribus. Ces clans ou tribus forment à leur tour une société que l’on nomme société nomade.
 
Comme la quête de nourriture épuise les ressources et qu'il est impossible pour la société nomade d'accumuler des réserves, elle change fréquemment de lieu d'habitation à la recherche de nouveaux territoires.

Caractéristiques des sociétés nomades

Les premières communautés vivent de chasse, de pêche et de la cueillette. Dans la société nomade, il n’existe pas d’agriculture ou d’élevage. La plupart doivent chasser les animaux pour se nourrir ou cueillir des baies, racines et autres fruits sauvages. Les grands groupes ou les grandes sociétés nomades suivent les troupeaux de vaches, chèvres ou moutons. Ils s’occupent du troupeau, mais c’est le troupeau qui est libre de se déplacer où il le veut; il n’y a pas d’enclos autour du bétail!
 
Les sociétés nomades ne construisent pas de grandes maisons. Ils se munissent plutôt de branches, de tissages et de terres et de feuilles pour confectionner des petits abris temporaires.
 
Aujourd’hui encore, il existe des sociétés nomades partout dans le monde, mais ils ne forment qu’environ 1,5% de la population mondiale.

Les sédentaires

Au néolithique apparaît une nouvelle façon de s’organiser : l’Homme se dote d’abris permanents, il n’a plus à se déplacer pour suivre les animaux qui eux, se déplacent de région en région à la recherche de riches pâturages. L’Homme a appris à contrôler l’environnement, c'est-à-dire qu’il ne fait plus qu’exploiter les ressources naturelles en chassant, pêchant ou cueillant. Il peut maintenant produire des ressources telles que le blé, l’orge, le lait, les œufs, etc. Il peut aussi élever des animaux tels que la chèvre, le cochon et le mouton. Mais pour ce faire, les groupes humains ont dû modifier leur mode de vie, eux qui se déplaçaient constamment et en petits groupes. Le passage à l'agriculture et l'élevage est appelé "révolution néolithique".
  
Dès lors que certains individus ont choisi de ne plus se déplacer constamment (en référence aux sociétés nomades) et de rester sur un seul territoire, leur mode de vie a radicalement changé : leur société est devenue une société sédentaire.

Caractéristiques des sociétés sédentaires

Dans une société sédentaire, c'est-à-dire un groupe organisé d’individus qui occupent un territoire de façon permanente (pour longtemps), il faut organiser le temps et l’espace. Le territoire des sédentaires est beaucoup plus petit que celui des nomades. Les groupes se rassemblent en villages, construisent quelques maisons avec plusieurs familles dans chaque maison. Mallaha, Mureybet et Çatal Höyük sont des villages connus du néolithique.
  
Dans une société sédentaire, chacun à un rôle à jouer. C'est ce qu'on appelle la division du travail. La société est de plus en plus complexe et les nouvelles réalités forcent l'apparition d'une certaine autorité et de certaines règles. Il y a habituellement un chef ou un petit groupe de dirigeants qui assument le pouvoir. La production est assez diversifiée. On y trouve les artisans qui fabriquent de la poterie, des outils, des armes en pierre taillée et polie, les agriculteurs qui labourent la terre et sèment les céréales, puis enfin, il y a les éleveurs qui s’occupent du bétail.

L'agriculture permet de créer des surplus de nourriture qui peuvent être échangés contre d'autres marchandises ou objets. Ce qui n'est pas produit par un groupe ou un village peut être acquis en faisant des échanges avec d'autres groupes ou villages. Des réseaux d'échange vont se créer entre les différents villages et sur des territoires de plus en plus grands.

Une nouvelle notion apparaît avec la sédentarisation : la propriété. Depuis qu'il est possible de s'enrichir avec les surplus agricoles et les échanges, certaines personnes accumulent plus de biens que d'autres. Ces biens ont une valeur commerciale ou une valeur d'échange. Cette accumulation de biens fait en sorte de faire naître l'idée de propriété, c'est-à-dire quelque chose qui appartient exclusivement à une personne. Une autre conséquence de l'accumulation de biens est le développement d'une hiérarchie sociale.
  
Au néolithique, les sociétés sédentaires se munissent parfois de palissades de bois, de hautes clôtures de bois, autour de leur village pour le protéger des animaux féroces, mais surtout des autres groupes d’humains. Il faut préciser que même si la société sédentaire existe au néolithique, il subsiste toujours des groupes qui préfèrent la vie de nomade.

Les déesses-mères

Les fouilles entreprises dans la majorité des villages préhistoriques ont permis la découverte de statuettes féminines, souvent appelées déesses-mères. Il y a plus de 30 000 ans, les hommes ne connaissaient pas le processus de la reproduction humaine. N'ayant pas d'explications, ils l'attribuaient à l'intervention des dieux. On pense que ces statuettes démontrent que l'on vouait un culte à la fertilité, dont l'un des symboles est la femme.


Une déesse-mère de Çatal Höyük (cliquer pour agrandir)
Source

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse