Conflits israélo-arabes

Le sionisme

L’antisémitisme qui sévissait au début du 20e siècle a provoqué la naissance d’un mouvement contraire : le sionisme. Ce dernier prônait un retour du peuple juif à Jérusalem et la création d’un État juif. Le sionisme ne ralliait toutefois pas tous les juifs. Il opposait ceux qui voyaient le judaïsme comme une nation (en faveur de la création d’un État juif) et ceux qui voyaient le judaïsme comme une religion, indépendante de la nation (dont l’identité nationale était plutôt liée au pays où ils vivaient).

La Déclaration de Balfour

Le 2 novembre 1917, plusieurs pays envisageaient déjà la création d’un foyer national pour le peuple juif, en précisant que rien ne serait entrepris pour nuire aux non-juifs présents en Palestine. Cette déclaration, sans même parler d’un État juif, a fait radicalement augmenter la population juive en Palestine. Cette migration a accéléré lorsque les politiques nazies ont été appliquées en Allemagne. D’ailleurs, en 1933, des accords entre les groupes sionistes et le parti nazi a favorisé la migration juive en Palestine.

Conséquences de la chute de l’Empire ottoman

La chute de l’Empire ottoman en 1923 a suscité de nombreuses convoitises chez les pays occidentaux. Plusieurs souhaitaient obtenir des parcelles du territoire ottoman. Ce dernier a été divisé et l’Angleterre a obtenu le contrôle de la Palestine tandis que la France a obtenu la Syrie et le Liban. En Palestine, l’Angleterre a été confrontée très tôt aux fortes tensions qui existaient entre les groupes sionistes et les indépendantistes arabes. Incapable de faire face à la situation, l’Angleterre a laissé l’ONU gérer la situation en Palestine.

Arrivée massive de juifs pendant la guerre

L’arrivée massive des juifs en Palestine n’a pas causé de bonnes réactions chez les Arabes palestiniens. Dès 1921, des premiers conflits ont éclaté entre la population arabe et les juifs. Face aux menaces d’Hitler et pour assurer la paix sociale, de nouvelles mesures ont été prises afin de garantir la majorité arabe en Palestine. En effet, la Palestine est entourée de pays arabes. Des relations tendues avec les Arabes palestiniens causaient inévitablement des relations tendues avec les pays voisins.

Création d’Israël

Après la guerre, le génocide effectué par le régime nazi a suscité une hausse de popularité du mouvement sioniste. De plus, après la Shoah, plusieurs juifs ne pouvaient ou ne voulaient plus retourner chez eux. La fin de la guerre a marqué le début d’une immigration illégale en Palestine. L’idée de créer un État juif est revenue à cette époque pour s’assurer qu’un tel génocide ne se reproduirait pas. Les communautés juives ont alors commencé à faire connaître leurs exigences.
 
Au même moment, les Palestiniens boycottaient les conventions et les commissions, ce qui explique pourquoi ils n’ont pas émis leur avis sur la création d’un État juif en Palestine. L’ONU a annoncé la création de l’État d’Israël le 29 novembre 1947. La résolution adoptée impliquait un nouvel État occupant 56 % du territoire palestinien, le reste étant réservé à l’État arabe. Les lieux saints, comme Jérusalem, étaient alors désignés sous tutelle internationale.

Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État hébreux. Le nouvel État est dès lors attaqué par les États arabes voisins.


Cartes marquant les différences entre les États annoncés par l’ONU et les territoires depuis le début du conflit (cliquer pour agrandir)
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Le début de la guerre civile

L’annonce de l’ONU a provoqué le début de la guerre civile en Palestine. Les forces juives, financées par les États-Unis et armées par l’U.R.S.S., se sont immédiatement emparées des villes arabes en chassant 400 000 Palestiniens. La déclaration d’indépendance d’Israël négligeait plusieurs clauses annoncées par l’ONU. Par exemple, Israël reniait l’État arabe initialement décrit.
 
Le lendemain, les troupes arabes ont fortement réagi en tentant d’empêcher la création du nouvel État indépendant. Jusqu’au 10 mars 1949, les deux nations étaient en guerre. Pendant tout ce temps, les armées israéliennes avaient pris possession d’un territoire beaucoup plus grand que ce qui avait été prévu. En plus de s’approprier le territoire, les Israéliens chassaient les Arabes qui devaient se réfugier dans les pays voisins. Le 30 mai 1964, les troupes palestiniennes réagissaient en créant l’Organisation de libération palestinienne (OLP), un mouvement de résistance armée. En 1969, Yasser Arafat devient le leader de l'OLP.

La Guerre des Six Jours

En 1967, l’Égypte s’est alliée à la Jordanie, a amorcé des opérations militaires et a imposé un blocus qui nuisait directement aux ports israéliens. Le 5 juin, Israël attaquait l’Égypte, et ce, malgré la menace posée par les États arabes voisins. En seulement six jours, l’armée israélienne, sans alliance, avait vaincu ses ennemis. Israël avait pris possession de la Cisjordanie, de la bande de Gaza, d’une partie de Jérusalem, en plus de contrôler toute la Palestine. Israël annonçait également ses intentions de coloniser les territoires occupés. Le 22 novembre, une résolution de l’ONU exigeait que les pays du Moyen-Orient instaurent une paix durable dans cette région du monde.

Septembre noir

Cette paix durable n’est pas devenue réalité. L’armée israélienne a frappé de nouveau en septembre 1970, mois surnommé Septembre Noir. Pendant ces opérations militaires, Israël a commis de nombreux massacres et des attaques aériennes. En 1971, l’OLP était expulsée de la Jordanie et les opérations militaires contre la résistance palestinienne étaient plus nombreuses. Le gouvernement israélien souhaitait réaliser le rêve du Grand Israël. C’est pourquoi Israël a envahi le Liban en 1982, tentant de détruire l’OLP. La guerre fut sanglante et destructrice jusqu’au retrait des troupes israéliennes en 1985.

Guerre du Kippour (1973)

REF http://www.larousse.fr/encyclopedie/groupe-homonymes/isra%C3%A9lo-arabes/125298

La première intifada

Le terme intifada signifie soulèvement et désigne deux forts mouvements d'opposition populaire contre l'armée israélienne présente dans les territoires occupés, dans la bande de Gaza et la Cisjordanie. L'intifada constitue un fait majeur au sein du conflit israélo-palestinien. La première intifada qui a commencé en 1987 fut aussi appelée la guerre des pierres.
Le 7 décembre 1987, un accident de voiture a causé deux morts et suscité la hausse des hostilités entre les deux peuples, causant un nouveau soulèvement et une nouvelle répression. C’est à cette époque que l’Intifada fut créée. Ce mouvement populaire non armé a été victime d’une forte répression de l’armée israélienne. Cette répression effectuée sur un groupe non armé a été fort critiquée par la communauté internationale. En novembre 1988, la Palestine proclamait son indépendance et condamnait les actes terroristes. Un mois plus tard, l’État palestinien reconnaissait officiellement l’État d’Israël. Les tensions n’étaient pas terminées pour autant puisque la résistance israélienne s’organisait.

Les Accords d’Oslo

Signés le 13 décembre 1993, ces accords stipulaient la reconnaissance mutuelle des deux pays et amorçaient la mise en place de l’autonomie palestinienne.


Accord entre Israël, la Palestine et les États-Unis

Les deux nations s’engageaient officiellement à trouver une solution en cinq ans. Cette solution devait tenir compte de toutes les facettes du conflit : le statut, les frontières, les colonies, les réfugiés et Jérusalem. Au début de 1995, les troupes israéliennes amorçaient leur retrait. Le 4 novembre 1995, l’assassinat du premier ministre israélien, Itzhak Rabin, par un groupe d’extrémistes contre la paix imposée par le Traité d’Oslo a mis brutalement fin au processus de paix. Le successeur de Itzhak Rabin a riposté en exécutant le chef palestinien du Hamas. Suite à ces évènements, plusieurs attentats suicides ont eu lieu, visant à bloquer les négociations entre Israël et la Palestine.

Négociations de Camp David en 2000

Le nouveau premier ministre Ehud Barak voulait imposer ses conditions de paix à la Palestine. Des négociations ont été organisées à Camp David avec les deux dirigeants et le président des États-Unis, Bill Clinton.  Ce dernier souhaitait conclure son deuxième mandat avec le retour de la paix au Moyen-Orient.

Après deux semaines de négociations, c’est le constat d’échec. Toutes les propositions faites n’impliquaient pas la création d’un État palestinien indépendant.  Suite à ces négociations, Ehud Barak a démissionné. Depuis, la situation au Moyen-Orient est marquée par le risque d’une guerre civile armée qui opposerait les deux nations.

La seconde intifada

2000 à aujourd'hui......

Mur de sécurité

En 2002, Israël commence la construction d'un mur de séparation entre elle et la Palestine, long de plus de 700 kilomètres. Le but de ce mur est de bloquer l'accès des territoires israéliens aux Palestiniens et de protéger la population israélienne. La construction de ce mur est condamnée par plusieurs (notamment l'Assemblée des nations unies) car elle se trouve à empiéter sur le territoire palestinien. En effet, le tracé du mur ne respecte pas les frontières établies par l'ONU en 1967 suite à la Guerre des Six Jours.


Le tracé du mur entre Israël et la Palestine (cliquer pour agrandir)
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Plusieurs opposants à cette "clôture de sécurité" israélienne soutiennent qu'elle inclut plusieurs territoires contestés. Elle inclut plusieurs colonies israéliennes en Cisjordanie.


Le mur, près de la ville de Bethléem, pris en 2007 (cliquer pour agrandir)
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Le mur construit par Israël est trois fois plus haut et deux fois plus large que le mur de Berlin. Sur certaines portions, il est d'une hauteur de 8 mètres,  est couronné de fils barbelés et précédé de tranchées.

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse