Société québécoise vers 1905

Caractéristiques de la société québécoise au début du 20e siècle

La langue la plus parlée au Québec vers 1905 est le français. Environ 80% de la population est francophone. Les anglophones représentent 18% des habitants. Le reste de la population est composé d’immigrants provenant de différents pays et d’une petite proportion d’Amérindiens et d’Inuits.
 
La religion est très présente dans la société québécoise au début du 20e siècle, particulièrement pour les catholiques. Les francophones et les Irlandais pratiquent la religion catholique. L’Église leur dicte certains comportements (comme le nombre d’enfants par famille) et certaines façons d’occuper leurs rares temps libres (comme la participation à certaines fêtes religieuses). Les autres Canadiens anglais sont protestants.

Mode de vie de la société québécoise

Ville

La population des villes augmente sans cesse. Les usines ont besoin d’ouvriers, alors les habitants des campagnes et des immigrants s’installent en ville. De nouveaux quartiers sont formés pour loger les travailleurs. Les maisons sont encore souvent construites près des lieux de travail. D’autres quartiers commencent à se développer plus loin, car les moyens de transport, comme le tramway, facilitent les déplacements dans les grandes villes comme Montréal. Les rues sont en terre battue et il y a parfois des trottoirs de bois.
 
Dans les quartiers d’ouvriers, les maisons sont très proches les unes des autres. Elles sont souvent construites en briques. Les appartements sont mal chauffés et l’air est pollué. Les toilettes se trouvent souvent à l’extérieur et il n’y a pas de bain. Malgré ces mauvaises conditions, le prix des loyers est très élevé. Les conditions de vie sont difficiles, surtout pour les jeunes enfants dont plusieurs meurent en bas âge.


Maison d'ouvriers à Montréal vers 1903
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D’autres quartiers des villes sont très riches. Ils sont habités par les propriétaires des industries et par les riches hommes d’affaires. À ces endroits, les maisons ont l’électricité, l’eau courante et elles sont situées sur de grands terrains. Elles sont construites en brique ou en pierre et elles sont très confortables. Les conditions de vie sont meilleures.


Un quartier riche, Westmount, vers 1920
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Peu à peu, les villes offrent de nouveaux services à leurs citoyens. Elles éclairent les rues à l’électricité et le courant électrique se rend jusqu’aux usines puis aux différents quartiers. Pour diminuer la pollution et les risques de maladies dues à de l’eau impropre à la consommation, les villes installent des égouts pour le transport des eaux usées et un aqueduc pour conduire l’eau dans les maisons.

Les villes commencent à recouvrir certaines rues. Les rues de terres battues causent beaucoup de poussières par temps sec ou de grosses mares de boue lors de fortes pluies. Ce n’est pas l’asphalte qui est d’abord utilisé pour recouvrir les rues, mais le macadam (plusieurs pierres plates disposées les uns contre les autres comme dans le Vieux-Montréal). Pour desservir les usines et la grande population des villes, de nombreux chemins de fer se rencontrent dans les villes. C’est un point de départ pour aller dans différentes régions du Québec et du Canada.

Vêtements des ouvriers 

Comme le travail des ouvriers demande beaucoup d’efforts physiques, les ouvriers doivent avoir des vêtements confortables et résistants.

  • Ouvriers : chemises et pantalons avec des bretelles
  • Ouvrières : jupes et blouses
  • Occasions spéciales : vestons pour les hommes et robes pour les femmes

Vêtements des bourgeois

Les bourgeois sont les personnes qui sont plus fortunées. Ils ont plus d’argent pour se payer des beaux tissus comme la dentelle et la soie. Comme leur travail est moins exigeant physiquement, ils peuvent porter des vêtements plus fragiles.


Les femmes portent des robes et des chapeaux (cliquer pour agrandir)


Les hommes portent des vestons et des chapeaux (cliquer pour agrandir)

Campagne

Même si un grand nombre de personnes déménagent dans les villes, la majorité de la population du Québec (60%) vit toujours dans un milieu rural, c’est-à-dire à la campagne. Il n’y a pas encore d’électricité et ni d’eau courante dans les maisons de campagne, car les équipements ne sont pas encore installés.

Les personnes les plus fortunées qui vivent dans les campagnes sont des médecins, des avocats, des notaires, des marchands ou des membres du clergé (ce sont des gens qui font partie de l’église comme des prêtres, des évêques, etc.). Entre 1820 et 1905, le mode de vie dans les campagnes a beaucoup moins changé que dans les villes.  Les loisirs et la distribution des tâches sont semblables à ce qui se passait en 1820
 
Dans les milieux ruraux, l’agriculture et l’élevage demeurent des activités importantes. Vers 1905, plusieurs d’entre eux pratiquent ces activités pour vendre leurs produits et non seulement pour se nourrir, comme ils le faisaient avant. L’argent provenant des ventes permet à la famille d’acheter d’autres produits dont elle a besoin. Voici quelques produits répandus : avoine, foin, pommes de terre, lait. Une des différences entre ces deux périodes est l’embauche d’employés dans certaines fermes. Les membres de la famille ne sont plus assez nombreux pour faire fonctionner les fermes qui produisent en très grande quantité.
 
En plus de vendre une grande partie de leur production, une autre nouveauté est la possibilité pour les agriculteurs de former des associations. Les agriculteurs qui vendent le même produit se regroupent ensemble. Ces associations leur permettent, entre autres, de demander le même prix pour leurs produits ou de partager certains coûts.

Il y a très peu de magasins dans les campagnes. Les principaux achats se font au magasin général. À cet endroit, la population trouve de tout, de la nourriture aux outils en passant par les tissus.

Aussi, les familles à la campagne confectionnent plusieurs produits dont elles ont besoin comme les vêtements. Elles peuvent aussi se rendre chez un artisan. Les artisans sont plus nombreux dans les milieux ruraux. Par contre, l’amélioration des transports permet aux habitants des campagnes de faire certains achats dans les grands magasins des villes.

Occupation du sol

Les villes qui ont été fondées depuis la Nouvelle-France continuent à se développer et à se moderniser au début du 20e siècle. La région des basses terres du Saint-Laurent est déjà très peuplée vers 1905. Une partie de la population est aussi établie dans les Appalaches (dans les Cantons de l’Est et en Gaspésie, par exemple).

Vers 1905, ce sont des villes dans le Bouclier canadien qui se développent. De nouvelles régions apparaissent comme les Laurentides, l’Abitibi, le Témiscamingue, le Saguenay et le Lac-Saint-Jean. Par exemple, la région de l’Abitibi est ajoutée au territoire du Québec en 1898.
 

Carte de la province de Québec illustrant ses principales régions de colonisation, Québec janvier 1911 (cliquer pour agrandir)
 
Le développement de ces régions est facilité par l’ouverture de chemins de fer. Les trains transportent la marchandise (comme le bois de forêts ou les métaux des mines) et les passagers entre les grandes villes de ces régions et les grands centres en bordure du fleuve Saint-Laurent.

Deux principales raisons expliquent l’ouverture des ces régions :

  • Premièrement, depuis longtemps, des familles sont propriétaires des terres en bordure des cours d’eau importants autour du fleuve Saint-Laurent.  Pour inciter les gens à demeurer au Québec, de nouvelles terres sont mises à la disposition des agriculteurs dans de nouvelles régions. La région qui est le plus développée à cette époque est le Bouclier canadien.
  • Deuxièmement, on trouve des ressources naturelles dans ces régions comme le bois des forêts et des mines. Des travailleurs déménagent dans ces régions pour travailler à l’exploitation de ces ressources naturelles. Ce travail est intéressant puisqu’aucune étude ou expérience n’est demandée. Le regroupement de ces travailleurs forme de nouvelles villes.

En 1905, le Québec partage ses frontières avec l’Ontario à l’ouest, les États-Unis au sud, le Nouveau-Brunswick au sud-est et le Labrador (qui appartient à Terre-Neuve) à l’ouest, ce qui ressemble beaucoup aux frontières actuelles. Le district d’Ungava (le nord du Québec) est ajouté en 1912.

Les étendues d’eau qui bordent le Québec sont la baie James à l’ouest, la baie d’Hudson au nord-ouest, le détroit d’Hudson et la baie d’Ungava au nord et le fleuve et le golfe du Saint-Laurent au sud-est.

Territoire occupé (atouts et contraintes)

La majorité des nouvelles villes se trouvent dans la région du Bouclier canadien. Contrairement à la région des Basses-terres du Saint-Laurent, le sol du Bouclier canadien est beaucoup moins fertile. Le sol est plus rocheux ce qui rend l’agriculture plus difficile.

Par contre, ces roches formées il y a plusieurs siècles cachent des ressources naturelles. Les colons trouvent dans le sol du Bouclier canadien des minéraux permettant de faire des métaux comme l’or. Le Bouclier canadien est aussi recouvert d’une forêt dense dans sa partie sud. La forêt de cette région sera utilisée pour l’industrie des pâtes et papiers et du bois.

Réalités culturelles de la société québécoise

Soins de santé et éducation

Dans les villes et les grands villages, ce sont les communautés religieuses qui s’occupent des soins de santé, de l’éducation et des soins aux gens dans le besoin (comme les orphelins, les pauvres et les vieillards). Parfois, elle participe aussi à la colonisation.

Dans les campagnes, il n’y a pas d’hôpitaux alors un médecin se déplace chez les gens pour les soigner.  Les écoles aussi sont différentes. On les appelle écoles de rang. Les élèves du village sont tous réunis dans une même salle de classe, peu importe leur âge et leur niveau. Ils apprennent tous ensemble. Il y a un seul professeur qui enseigne à tous les élèves. C’est souvent une femme qui n’est pas mariée. Elle vit dans l’école ou chez un voisin tout près de l’école. 


Exemple d’une école de rang (cliquer pour agrandir)
 
Qu’on habite la ville ou la campagne, l’école est obligatoire jusqu’en quatrième année au Québec vers 1905.

Rassemblement et divertissement

Dans les campagnes, l’église est le bâtiment important du village. Elle est souvent située au centre des autres constructions. C’est le lieu de rassemblement et le lieu de rencontre des habitants du coin. Dans les villes aussi on se rassemble à l’église. Souvent le nom d’un quartier prend le nom de l’église.  Cependant, en ville, il commence à y avoir beaucoup plus d’endroits pour se divertir. 
 

Longueuil, Le Moyne, 1909 (cliquer pour agrandir)
 
Dans les villes, des membres organisent des clubs de sports, surtout chez les anglophones. Ils se réunissent pour faire de la raquette, jouer au criquet, au tennis, au curling, au hockey, à la crosse (un sport d’origine amérindienne qui se pratique l’été) ou au baseball.

Au début du 20e siècle, des pièces de théâtre et des cirques sont présentés aux citadins. On construit aussi des cinémas et des musées.  Certains parcs ont des kiosques à musique où se déroulent des concerts en plein air. Les parcs sont aussi des lieux où les familles vont se détendre, s’amuser ou font des pique-niques.

Pour s’informer, on publie des journaux, on ouvre des bibliothèques et on construit des universités.

L’hiver, en plus de glisser et patiner comme dans plusieurs régions du Québec, des carnavals sont organisés dans les villes.


Bibliothèque et archives nationales du Québec, collection numérique, Album de rues E.-Z. Massicotte (cliquer pour agrandir)


Bibliothèque et archives nationales du Québec, collection numérique, Album de rues E.-Z. Massicotte (cliquer pour agrandir)

Perspective d’emplois

À l’époque les femmes n’ont pas un grand choix de carrière. Si elles se marient, elles s’occupent de la famille et des enfants. Elles apprennent les tâches domestiques à l’école pour devenir une bonne épouse. D’autres femmes travaillent dans les usines ou sur la ferme familiale. La plupart des femmes qui étudient ont souvent un choix limité de carrières.
 
Les hommes qui ne sont pas spécialisés peuvent faire différents emplois comme le travail dans les usines, dans les bois comme bûcherons ou dans les mines, par exemple. Dans les campagnes plusieurs pratiquent l’agriculture ou l’élevage. Ceux qui étudient pour faire une carrière travaillent souvent comme notaire, médecin, avocat ou prêtres. Il y a peu d’hommes qui se dirigent vers le domaine des sciences ou des affaires.

L’école des Hautes Études commerciales (HEC), une école spécialisée dans l’apprentissage des affaires est fondée en 1907 à Montréal. À l’époque, on y enseigne autant l’économie que la chimie.

Activités économiques de la société québécoise

Régions physiographiques Principales activités économiques reliées aux richesses naturelles


Basses-terres du Saint-Laurent

- agriculture
- activités portuaires
- pêche



Bouclier canadien

- exploitation forestière (bois, papier…)
- activités minières
- production d’électricité à partir du fort courant des rivières
-alumineries (qui ont besoin de mines et de beaucoup d’électricité)


Appalaches

- activités minières
- pêche

L’industrie laitière (les produits provenant du lait) se développe de plus en plus au Québec à la fin des années 1800. Plusieurs fermes produisent du lait, du fromage et du beurre. Il y a aussi une augmentation de la production d’avoine et de foin pour nourrir les vaches qui produisent le lait. L’industrie laitière a des acheteurs au Québec, mais aussi aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

En plus de servir à l’industrie laitière, l’élevage fournir aussi beaucoup de viande à la population. C’est le cas des troupeaux de bœufs, de volailles, de porcs et de veaux. Les moutons sont aussi élevés pour leur laine alors que les chevaux sont vendus comme moyen de transport.
 
Les nouveaux moyens de transport qui sont rapides et qui se déplacent dans plusieurs villes comme les trains aident aussi les cultivateurs. En utilisant les trains pour distribuer leurs marchandises, les cultivateurs peuvent vendre à un plus grand nombre de personnes.

Dans les usines, les ouvriers font le travail à l’aide de machines.  Ils utilisent des machines qui fonctionnent grâce à la vapeur, au gaz, à l’eau ou à l’électricité. La transformation du cuir est l’industrie la plus importante de la société québécoise vers 1905. Les autres usines se trouvent dans le domaine du bois, des pâtes et papiers du textile (les tissus et les vêtements) ainsi que les équipements de transport (comme la réparation de trains à Pointe-Saint-Charles, un quartier de Montréal).

L’industrie du bois se développe dans les nouvelles régions, là où la forêt n’a pas encore été utilisée. Le travail de bûcherons est un travail saisonnier, c’est-à-dire qu’il ne se déroule pas toute l’année. Les hommes partent dans un camp de bûcherons à l’automne et reviennent au printemps. Certains d’entre eux pratiquent l’agriculture l’été. Le travail de bûcherons est très exigeant physiquement. Les hommes travaillent de longues heures à déplacer et couper le bois et à marcher en forêts. Ils dorment dans des dortoirs qui sont situés loin du reste de la population.


Intérieur de l'usine de papier Howard Smith, Beauharnois, QC, copie réalisée en 1926 (cliquer pour agrandir)
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Dans les campagnes, il y a peu d’endroits où l’on peut faire des achats, à l’exception du magasin général. Par contre, des magasins à grande surface ouvrent dans les grandes villes.  Il devient aussi possible pour les familles qui demeurent loin de ces grands magasins de faire des achats par catalogue.  Un catalogue est comme une revue qui présente tous les produits en vente dans un magasin. Les gens choisissent ce qu’ils veulent, le commandent puis le reçoivent par la poste.


Intérieur d'un magasin général, Saint-Hyacinthe, QC, vers 1900 (cliquer pour agrandir)
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Magasin Dupuis Frères, rue Sainte-Catherine Est, Montréal, vers 1910 (cliquer pour agrandir)
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Réalités politiques de la société québécoise

La population québécoise est dirigée par deux gouvernements en 1905. Au Canada, il y a un gouvernement pour l’ensemble du pays et un gouvernement pour chaque province.

En 1905, le Canada compte 9 provinces, donc neuf gouvernements provinciaux et un gouvernement fédéral ( celui qui s’occupe de l’ensemble du Canada).
 
Le fonctionnement de ces deux gouvernements se ressemble beaucoup, mais ils ne prennent pas de décisions sur les mêmes sujets.

Le gouvernement provincial prend des décisions qui concernent seulement sa province, comme la santé ou l’éducation.

Le gouvernement fédéral prend les décisions qui concernent l’ensemble des Canadiens, comme la monnaie ou la poste.

Les deux gouvernements se partagent les décisions à propos des transports, du commerce et des ressources naturelles.

À cette époque, les femmes n'ont pas le droit de vote, seuls les hommes peuvent voter. Les élections se produisent tous les 4 ou 5 ans. Quand les citoyens votent, ils choisissent un député. Celui-ci défend les idées de la population qui demeurent dans une région précise. L’ensemble des députés forment la Chambre d’assemblée
 
Le parti politique qui dirige le pays est celui qui a réussi à faire élire le plus grand nombre de députés.

Le premier ministre choisit d’autres personnes élues dans son parti qui deviennent ministres. Le premier ministre et l’ensemble des ministres forment ce qu’on appelle le cabinet.  Ces personnes proposent des lois et les mettent en application.

Vers 1820, le cabinet était appelé Conseil exécutif. L’ensemble de la Chambre d’Assemblée, c’est-à-dire tous les députés, qu’ils fassent partie du parti politique du premier ministre ou non,  accepte ou refuse une loi.
 
Le Conseil législatif ou Sénat existe toujours autant pour le gouvernement fédéral que provincial. Il étudie les lois.  Les gens qui deviennent membres du Sénat sont choisis par le premier ministre au pouvoir. De plus le gouverneur général représente toujours le roi ou la reine d’Angleterre au Canada en 1905, alors que le lieutenant-gouverneur les représente dans les provinces.

Moyens de transport de la société québécoise

Vers 1905, les automobiles commencent à circuler au Québec, mais peu de gens en possèdent. Plus le nombre de voitures, plus il y a des routes qui se développent pour leur permettre d’aller partout.

À cette époque le train demeure le moyen de transport le plus utilisé pour les grandes distances sur la terre ferme. De nouvelles villes et de nouvelles régions se développent dans la province puisque les chemins de fer font le lien entre les grandes villes et les endroits plus éloignés. Les trains transportent les passagers et la marchandise au Québec, au Canada et aux États-Unis. 
 

Le chemin de fer au Québec vers 1875 (cliquer pour agrandir)
 
Montréal est l’endroit où il y a le plus de chemins de fer qui se rencontrent. Dans cette ville, on vient chercher ou déposer de la marchandise. Les produits sont alors transportés ailleurs ou utilisés dans les usines. C’est aussi à Montréal que les gens doivent changer de trains pour aller vers une autre direction.
 
Au début des années 1900, le bateau est un moyen de transport très important. On l’utilise pour transporter certaines marchandises et des passagers, entre autres pour les voyages outremer. Pour les bateaux qui vont vers l’ouest du Canada, Montréal est un passage obligé puisqu’elle est située à l’entrée des canaux (comme le canal Lachine) qui permettent de se rendre. D’autres cours d’eau ont été creusés pour qu’ils soient plus profonds et ainsi permettre à de plus grands et gros bateaux d’y circuler.
 
Le transport en commun se développe dans les grandes villes avec l’ouverture de circuits de tramways.  À Montréal, les premiers tramways sont tirés par des chevaux. Ce sont de petits wagons sur roues l’été et sur ski l’hiver. Par la suite, les tramways sont actionnés par l’électricité, entre autres à Montréal et à Québec.


Les tramways électriques de Montréal, 1905 (cliquer pour agrandir)

Construction de ponts

En 1859 a lieu l'ouverture de pont Victoria pour les trains. Il relie Montréal et la Rive-Sud. En passant sur ce pont, les trains peuvent se rendre jusqu’aux États-Unis. Le pont Victoria traverse le Saint-Laurent. Il est le pont le plus long au monde lors de sa construction.


Le pont Victoria de Montréal (cliquer pour agrandir)

En 1917 a lieu l'ouverture du pont de Québec.  Cependant, le pont s’écroule à deux reprises lors de la construction faisant plusieurs morts. Le pont de Québec enjambe aussi le fleuve Saint-Laurent.

Vue générale du projet pour le pont de Québec (cliquer pour agrandir)

Voies de communication de la société québécoise

À partir de 1837, les gens peuvent maintenant envoyer des messages à distance grâce au télégraphe. Le message est transmis par l’électricité grâce à un code.

Le téléphone est inventé par Alexender Graham Bell en 1876.  Au début, la personne qui appelle doit parler à un ou une standardiste pour acheminer l’appel à la bonne personne.
 
De nouveaux journaux sont fondés à Montréal : le Montreal Star (1869), un journal anglais, La Presse (1884) et Le Devoir (1910).

Techniques et outillage de la société québécoise

En 1905, les cultivateurs utilisent de plus en plus de la machinerie pour pratiquer l’agriculture. Ce sont des appareils, comme le tracteur, qui sont activés par un moteur à essence. Le travail se fait plus vite et avec moins d’efforts.
 
La culture s’améliore aussi grâce aux connaissances. Les agriculteurs utilisent des engrais par exemple.  Les découvertes sont partagées lors des foires agricoles. Ce sont des événements qui informent les gens sur les nouveautés dans le domaine de l’agriculture. Il s’y déroule également des concours, des démonstrations de nouvelles machines, des spectacles. C’est un événement qui permet aux gens de s’informer et de se divertir. Au Québec, certaines foires agricoles ont encore lieu aujourd’hui à Brome, en Beauce, à Victoriaville, à Québec, etc.

Influence de personnages et d'événements sur l'organisation sociale et territoriale

Alphonse Desjardins

Il fonde les caisses populaires Desjardins en 1900. La première caisse populaire est située à Lévis, sur la rive sud de Québec. Il permet aux travailleurs peu fortunés d’utiliser d’emprunter et de déposer de l’argent. Les banques de l’époque n’offraient des services qu’aux riches.


Alphonse Desjardins (cliquer pour agrandir)
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Henri Bourassa

Il est journaliste et il fonde le journal Le Devoir en 1910. Il est député dans le gouvernement canadien et québécois. Il prône le nationalisme ce qui signifie qu’il veut que le Canada prenne ses décisions sans se soucier de ce que la Grande-Bretagne veut.


Henri Bourassa (cliquer pour agrandir)
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Alexander Graham Bell

Né en Écosse en 1847 et inventeur du téléphone. En plus d'avoir inventé le téléphone, il a aussi travaillé auprès des malentendants.


Alexander Graham Bell (cliquer pour agrandir)
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Les exercices

Les références

Mise à jour : 15 octobre 2012
Matière(s) : histoire, géographie
Niveau(x) : primaire 1, primaire 2, primaire 3, primaire 4, primaire 5, primaire 6
  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse