Les effets de la Révolution tranquille

Le syndicalisme et le monde du travail

Durant les années 1960, les syndicats luttent pour la modernisation de la société québécoise.

En 1964, le gouvernement a complètement revu le Code du travail, qui a ensuite été approuvé par les syndicats. Le gouvernement a aussi mis sur pied un régime de retraite pour les travailleurs québécois.

En 1965, la Caisse de dépôt et placement est créée et a la responsabilité de gérer le Régime des Rentes du Québec (RRQ). Les syndicats ont occupé plus de place au cours de la Révolution tranquille. Plusieurs d'entre eux, nés de groupes religieux, ont pris leurs distances face à l'Église. Les syndicats dont le nom reflétait la nature catholique changent le nom de leur association.

En 1972, tous les syndicats s'assemblent. Le front commun réunit la Centrale des enseignants du Québec (CEQ), la Fédération des Travailleurs du Québec (FTQ) et la Centrale syndicale nationale (CSN). Les syndicats amorcent une grève générale illimitée, qui regroupe 210 000 employés. Les trois chefs syndicaux sont emprisonnés, suscitant de nombreuses manifestations supplémentaires.

En mai 1972, le Québec compte 500 000 grévistes. Les manifestants obtiennent un salaire minimum de 100 $ par semaine dans le secteur public.


Manifestants du front commun en 1972 (cliquer pour agrandir)
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Le féminisme et l'évolution du statut de la femme

Au début des années 1960, les femmes représentent le tiers de la population active. Plusieurs femmes occupent des emplois dits féminins : secrétaires, bibliothécaires, enseignantes, serveuses, infirmières, gardiennes. Leur salaire est plus bas que celui des hommes.

En 1961, une première femme est élue députée : Marie-Claire Kirkland-Casgrain.

En 1964, elle occupe le poste de ministre des Transports et des Communications. Elle devient ainsi la première femme ministre au Québec. La même année, la loi 16 est votée. Cette loi annule l'incapacité de la femme mariée. Avant cette loi, la femme mariée ne pouvait pas signer de contrat, être propriétaire ou exécuter un testament sans avoir l'accord et la signature de son mari. Avec la loi 16, la femme mariée profite de ces nouveaux droits.


Marie-Claire Kirkland-Casgrain
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En 1964, grâce à la réforme du système d'éducation, les femmes ont un plus grand accès aux études supérieures. Même si plusieurs femmes accèdent à des emplois après leurs études, bon nombre d'entre elles quittent leur travail après le mariage. Les femmes mariées et les mères qui travaillent sont mal vues au sein de la société.

Les années 1960 sont marquées par l'émergence des moyens de contraception. Grâce à la pilule anticonceptionnelle, disponible au Canada dès 1961, les femmes peuvent contrôler les naissances. En 1965, 719 500 femmes utilisent la pilule au Canada. Bien que la pilule soit interdite par le clergé au Québec, le taux de natalité diminue.L'avortement demeure un acte criminel jusqu'en 1969 Pierre-Elliott Trudeau légalise l'avortement sous certaines conditions.

Au Québec, la Fédération des Femmes du Québec, présidée par Thérèse Casgrain, est fondée en 1965. Les membres exigent la tenue d'une commission d'enquête pour étudier le statut de la femme. Amorcée en 1967, la Commission royale d'enquête sur la situation de la femme mène au dépôt du rapport Bird, dans lequel on trouve plusieurs données sur le statut de la femme au Canada. Le rapport Bird contient également des recommandations pour améliorer la situation des femmes : établir l'équité salariale, créer un réseau de garderies, offrir des congés de maternité, permettre aux femmes d'accéder aux postes de direction.


Florence Bird, responsable de la commission d'enquête sur le statut de la femme
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Hydro-Québec

Fondée en 1944, la société Hydro-Québec, appartenant à l'État, achète en 1962 les compagnies d'électricité privées . La production électrique est alors entièrement gérée par le gouvernement du Québec.

Organisée par René Lévesque, alors ministre des Ressources naturelles, la nationalisation de l'électricité a permis aux Québécois de profiter de tarifs unis partout en province et d'avoir accès aux postes importants en matière d'hydroélectricité.

De plus, Hydro-Québec et le gouvernement peuvent participer à la création d'industries en offrant des tarifs avantageux aux entrepreneurs.


René Lévesque en visite lors de la nationalisation de l'électricité (cliquer pour agrandir)
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L'Église et l'État

Lorsque Maurice Duplessis était au pouvoir, l'Église était très proche de l'État, mais l'État prédominait sur l'Église, c'est-à-dire que l'État pouvait prendre des décisions que l'Église n'approuvait peut-être pas.

Durant la Révolution tranquille, les relations entre l'Église et l'État sont devenues encore moins importantes. L'État a pris le contrôle de certains aspects traditionnellement laissés à l'Église, dont l'éducation et la santé. La séparation entre l'État et l'Église s'est accentuée tout au long de la Révolution tranquille.

L'influence de l'Église est en baisse, tout comme la pratique religieuse. Les gens fréquentent moins les églises. Les jeunes, profitant de leur poids démographique, manifestent leur soif de liberté et délaissent d'autant plus la pratique religieuse.

L'Église demeure tout de même présente dans le milieu de l'éducation puisque des membres du clergé font partie du Conseil Supérieur de l'Éducation et participent à la prise de décisions.

L'affirmation québécoise

L'affirmation québécoise était plus forte lors de la Révolution tranquille. Le terme «Québécois» a d'ailleurs commencé à remplacer l'appellation de Canadien-français. Le sentiment nationaliste visait d'abord à récupérer le pouvoir économique au profit des Québécois, et non des intérêts étrangers ou canadiens-anglais.

Le nationalisme de la Révolution tranquille ne s'appuie plus sur les valeurs traditionnelles et rurales (comme c'était le cas pour Duplessis). Le but est de mieux définir l'identité québécoise et de décoloniser la société, dominée par la culture, la politique, l'économie et les capitaux anglo-saxons. La volonté d'indépendance du Québec est influencée par les mouvements anticolonialistes et indépendantistes en vigueur dans le monde.

Affirmation politique

L'essor du nationalisme

En 1965, la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le multiculturalisme fait ressortir les différences entre la qualité de vie et le salaire des unilingues anglophones, des unilingues francophones et des bilingues. Ces conclusions ont collaboré à hausser le nationalisme canadien-français.

En 1960, les premiers groupes séparatistes voient le jour (le Rassemblement pour l'Indépendance nationale (RIN). En 1963, le RIN devient un parti politique officiel.

Le 10 octobre 1964, lors de la visite de la reine Élisabeth II, des manifestants du RIN s'opposent aux forces policières.

En février de la même année (1963), le Front de libération du Québec (FLQ) est créé. Les membres du FLQ visent l'indépendance du Québec et la création d'une société socialiste. Certaines cellules du FLQ utilisent le terrorisme.


Le RIN lors d'une campagne électorale
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Le Front de libération du Québec (FLQ) et la crise d'octobre

En 1963, le FLQ commence à poser ses premières bombes. Les attentats à la bombe, qui durent jusqu'en 1966, visent les édifices qui représentent les institutions qui briment les Québécois, dont la poste.


Le FLQ a fait exploser une bombe dans Westmount (cliquer pour agrandir)
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En avril 1963, un gardien meurt après une explosion. Après cela, 23 membres du FLQ sont arrêtés. Le FLQ se dote de deux groupes armés: l'Armée de libération du Québec (1963) et l'Armée révolutionnaire du Québec (1964). Ces deux groupes fournissent les armes et l'argent (obtenu par le vol et les vols à main armée) au FLQ.

Les affrontements sont de plus en plus importants entre le groupe révolutionnaire et l'ordre. Le journal La Cognée fait la promotion des idées felquistes entre 1963 et 1967.

Le FLQ se radicalise en 1966 et entretient des liens plus serrés avec des révolutionnaires américains. Pierre Vallières publie un ouvrage, Nègres blancs d'Amérique, dans lequel il défend ses idées politiques et les revendications du FLQ. Des tensions divisent le FLQ par rapport aux moyens à prendre et aux actions à entreprendre. Certains valorisent une réorganisation du groupe et l'élaboration de nouvelles stratégies alors que d'autres prônent l'action et l'enlèvement politiques.

Le 5 octobre 1970, la cellule Libération enlève le consul diplomatique James Richard Cross. Les ravisseurs exigent la libération des 23 prisonniers arrêtés au mois d'avril, leur exil payé vers Cuba ou l'Algérie, 500000$ et le nom du délateur.

Le 8 octobre 1970, le FLQ fait une lecture de son manifeste.

Le 10 octobre 1970, la cellule Chénier enlève Pierre Laporte (vice-premier ministre et ministre de l'Immigration et du Travail). C'est le début de la crise d'octobre.

Le 15 octobre, la police essaie de faire régner l'ordre. Le gouvernement fédéral de Trudeau met en place la Loi sur les mesures de guerre le 16 octobre 1970 à la demande de Robert Bourassa. Les autorités arrêtent 500 personnes (artistes, nationalistes, syndicalistes, intellectuels) sans mandat. Les troupes armées sont mobilisées dans certaines villes.

La Loi sur les mesures de guerre limite les libertés individuelles et permet d'accroître les pouvoirs du gouvernement.

Le 17 octobre, Pierre Laporte décède. La population et les autorités réagissent. Les évènements déçoivent les partisans qui n'appuient plus le FLQ. La répression de l'armée et de la police met fin à la crise d'octobre.

Le FLQ demeure actif jusqu'en 1972, mais ne reçoit plus d'appuis de la population. Le 3 décembre, James Richard Cross est libéré.

Le 28 décembre, Paul Rose est accusé pour la mort de Pierre Laporte.

Le gouvernement met en place la Loi de 1970 concernant l'ordre public. Cette loi demeure en vigueur jusqu'en avril 1971. Le FLQ ne reçoit plus d'appuis, mais la réaction du gouvernement suscite beaucoup de réactions. Plusieurs jugent que les mesures prises étaient excessives. L'appui au mouvement séparatiste ne cesse pas pour autant.


Les forces policières traquaient les felquistes lors de la crise d'octobre
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René Lévesque, le Parti Québécois et le référendum de 1980


René Lévesque et son équipe après l'élection de 1976
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En 1968, René Lévesque a fondé le Parti Québécois, parti politique visant l'obtention de l'indépendance du Québec. En 1976, le parti politique remporte les élections et René Lévesque est nommé premier ministre.

Au cours de la campagne électorale, il promet de préparer un référendum pour l'indépendance du Québec. Lors de son mandat, Lévesque lance une campagne référendaire à propos de la place du Québec dans la Constitution canadienne.

Le 20 mai 1980, tous les électeurs sont invités à prendre position par rapport à la proposition de souveraineté-association. Tout au long de la campagne, les deux camps s'opposent farouchement. Claude Ryan et Pierre-Elliot Trudeau font valoir leur opposition au projet.

Trudeau propose également de renégocier le statut des provinces à l'intérieur du Canada. Finalement, le camp du non récolte 59,6 % contre 40,4 % pour le camp du oui. Le taux de participation, très élevé, était de 85,6 %.

Aux élections de 1981, le Parti Québécois remporte encore le pouvoir, toujours guidé par René Lévesque.

La crise constitutionnelle et le rapatriement de la Constitution de 1982

Entre 1970 et 1982, un projet pour rapatrier la Constitution au Canada crée des tensions entre le gouvernement fédéral et les provinces. Dès 1971, Trudeau réunit les premiers ministres provinciaux pour discuter du rapatriement de la Constitution.


Les premiers ministres Trudeau et Bourassa, lors de la conférence constitutionnelle de Victoria, en 1971
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Les différents partis ne s'entendent pas sur les révisions à apporter à la Constitution. Trudeau souhaite rapatrier la Constitution, reprendre les pouvoirs que la Grande-Bretagne a conservés. Le premier ministre canadien souhaite également compléter la Constitution avec une Charte de Droits et libertés.

En juin, des conseillers provinciaux exigent de nouveaux pouvoirs économiques et politiques. En septembre 1981, la Conférence des premiers ministres permet à chacun d'exprimer leur vision du Canada et leurs souhaits pour les changements constitutionnels. Par contre, cette rencontre est un échec puisqu'aucune entente n'est faite.

Le Groupe des Huit (réunissant 8 des 10 premiers ministres provinciaux) s'oppose au projet de Trudeau et exige une constitution sans Charte et avec un droit de veto aux gouvernements provinciaux.

Le 2 octobre, Trudeau annonce qu'il réclamera la Constitution à la Grande-Bretagne, une entente est nécessaire. Les premiers ministres provinciaux se réunissent une fois de plus en novembre 1981. Une fois de plus, les négociations mènent à l'impasse. Les premiers ministres s'entendent finalement au mois de novembre, en excluant René Lévesque de leurs discussions.

Dans les mois qui suivent, des ajouts sont faits par rapport aux droits des femmes et des autochtones. Le 17 avril 1982, la reine Élizabeth II proclame la nouvelle Loi constitutionnelle.

Affirmation linguistique et culturelle

L'affirmation québécoise passe aussi par l'affirmation linguistique et, en 1961, le gouvernement crée l'Office de la langue française, organisme dont la mission est de promouvoir le français au Québec. En 1968, Johnson annonce la création de Radio-Québec, service de production et de diffusion télévisuelle.

Radio-Québec crée plusieurs émissions éducatives et sa programmation met en valeur la culture québécoise. En 1969, le gouvernement fédéral adopte la Loi sur les langues officielles. Le français et l'anglais, toutes deux nommées langues officielles, sont reconnues à égalité à travers tout le Canada. Au Québec plusieurs lois linguistiques sont créées afin de franciser les institutions, le commerce et les immigrants :

  • en 1969, la loi 63 est créée pour promouvoir la langue française;
  • en 1974, la loi 22, Loi sur la langue officielle , fait du français la langue officielle du Québec. Elle concerne surtout l'école et le travail, mais elle est rapidement jugée insuffisante;
  • en 1977, la loi 101, la Charte de la langue française, légifère sur la langue d'affichage, l'éducation et la francisation.

Au même moment, le Québec développe son réseau culturel grâce à l'ouverture du réseau de bibliothèques publiques, à de nouvelles salles de spectacle (dont la Place des Arts inaugurée en 1963), des musées et des salles d'exposition. La culture et les artistes du Québec profitent ainsi des installations. Le Québec connaît un essor culturel important grâce aux nouveaux artistes : chansonniers, auteurs, écrivains, dramaturges, réalisateurs de cinéma, animateurs de télévision et comédiens.

Le développement du Grand Nord québécois

Annoncé en 1959, le projet de développement hydroélectrique Manic-Outardes est en pleine construction durant la Révolution tranquille. Le barrage Manic-5 est inauguré en 1968. La construction des centrales et des barrages a exigé l'implication de milliers de travailleurs. Pour accueillir ces travailleurs, subvenir à leurs besoins et les divertir, des communautés se sont créées près des chantiers, facilitant le développement de la région. De plus, l'accès au chantier a exigé la création d'une route qui a aussi favorisé le développement de la région.


Le barrage Manic-5 en construction
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Au début des années 1970, le Canada, comme le reste du monde, est frappé par une crise pétrolière qui affecte l'économie. Le gouvernement provincial, dirigé par Robert Bourassa, investit dans de grands projets pour créer des emplois et diminuer le taux de chômage.

Parmi ces projets, on retrouve la construction des installations olympiques à Montréal, le prolongement du métro, un nouvel aéroport à Mirabel et les travaux pour de nouveaux barrages hydroélectriques. Ces nouvelles centrales visaient à diminuer la dépendance du Québec par rapport au pétrole ainsi qu'à diminuer les coûts de chauffage (en diminuant le nombre de foyers chauffés au gaz).

Robert Bourassa lance les projets hydroélectriques à la baie James, dont le projet sur la rivière La Grande. Les travaux sont amorcés en 1971. Au cours de la décennie, la baie James est au coeur du développement économique du Québec.

Avant l'inauguration des centrales de la baie James, le Québec devait importer 80 % de son énergie et dépendait du pétrole. Bourassa souhaite ainsi permettre au Québec de produire toute son électricité. Il défend les projets hydroélectriques même si l'énergie nucléaire est populaire à l'époque. Bourassa veut profiter des ressources hydrauliques du Québec.

Le 27 octobre 1979, la centrale LG2 est inaugurée. C'est encore aujourd'hui la plus grande centrale souterraine au monde. Le barrage porte aujourd'hui le nom de Robert Bourassa.

Le 27 mai 1984, LG4 est ouverte. Les travaux d'aménagement auront nécessité l'apport de milliers d'employés, ainsi que l'aménagement d'une route d'accès à la baie James. Par son ampleur et son apport économique, le projet de la baie James est surnommé le projet du siècle.


La centrale LG1

Relations avec les Amérindiens

Les grands projets de centrales et de barrages hydroélectriques amorcés à l'époque favorisent le développement des régions du nord du Québec. Avant ces projets, le nord de la Côte-Nord et la baie James sont principalement occupés par des nations amérindiennes. Les travaux (détournement des rivières, inondation des terres pour retenir l'eau du barrage, construction des centrales et des lignes de transport) ont considérablement modifié le paysage, donc le territoire des Amérindiens.

Les relations entre les Amérindiens et le gouvernement fédéral connaissent aussi des difficultés. Le gouvernement, en 1969, propose le Livre blanc aux Amérindiens. Ce projet de loi vise à abolir la Loi sur les Indiens, ce qui implique de fermer les réserves et d'annuler le statut d'Amérindien.

Le gouvernement souhaite ainsi éliminer les différences entre les Autochtones et les autres Canadiens et conférer le même statut de citoyen. Par contre, chez les Amérindiens, le Livre blanc est perçu comme une nouvelle tentative d'assimilation. Ils demandent au gouvernement que les Autochtones aient les mêmes droits que les Canadiens, tout en conservant leur statut et en gérant leurs écoles et leurs institutions. Finalement, le gouvernement abandonne l'idée du Livre blanc.


Les Amérindiens rejettent le Livre blanc

En 1973, le mécontentement des Cris force l'arrêt des travaux d'aménagement sur la Grande Rivière. L'accord entre les Cris et le gouvernement est signé en 1975. La Convention de la baie James et du Nord québécois accorde des concessions territoriales aux Cris et leur offre des compensations financières.

En 1975, avec la Charte de la langue française (loi 101), le gouvernement provincial reconnaît officiellement la langue et la culture des autochtones. Il est aussi possible d'enseigner la langue amérindienne dans les écoles pour les nations ayant signé la Convention de la baie James et du Nord québécois. Des commissions scolaires, gérées par des autochtones, sont également ouvertes. Malgré l'entrée en vigueur de la loi 101, l'affichage commercial en langue autochtone est permis.

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse