Le vieillissement de la population québécoise

Au cours des dernières années, la population âgée de 65 ans et plus occupe une part de plus en plus grande au sein de la population du Québec.

En 1981, on comptait 2,4 millions d’aînés au Canada alors qu’en 2005, on en comptait 4,2 millions.

Au Québec, la population de plus de 65 ans représentait 13,7 % de la population tandis que la population âgée de moins de 15 ans n’en représentait que 17,7 %. Avec le vieillissement de la population, on estime d’ailleurs que le taux d’aînés au Québec dépassera bientôt celui représentant les jeunes de moins de 15 ans.

Deux raisons expliquent ce phénomène démographique :

  • le taux de natalité qui est en baisse depuis quelques années;
  • l’espérance de vie qui a augmenté rapidement au cours des dernières décennies. En effet, en 1931, l’espérance de vie variait entre 56 et 58 ans alors qu’elle se situe entre 78 et 83 ans en 2006.

Les gens nés lors du baby-boom après la Deuxième Guerre mondiale vieillissent et forcent le gouvernement québécois à adapter l’offre de services à cette réalité : santé, habitation, transport, loisir et urbanisme doivent représenter les besoins changeants de cette importante partie de la population. Par ailleurs, plusieurs travailleurs prendront leur retraite au même moment, diminuant aussitôt la quantité de main-d’œuvre disponible et augmentant les dépenses gouvernementales liées aux soins de santé et aux régimes de retraite.

Une des solutions proposées par le gouvernement québécois pour diminuer les impacts économiques et démographiques du vieillissement de la population est de relancer la natalité et de favoriser l’accueil d’immigrants.

Parmi les mesures mises en place pour relancer la natalité au Québec, le gouvernement a adopté une politique familiale qui a évolué au cours des dernières décennies.

  • En 1967, le gouvernement a mis sur place un premier régime d’allocations familiales.

  • Les premières garderies ont ouvert leurs portes au cours des années 1970. En 1979, le gouvernement offre de nouvelles allocations de maternité et met en place la Loi sur les services de garde à l’enfance.
  • Au milieu des années 1980, le gouvernement lance le Livre vert sur la politique familiale, consultant ainsi tous les acteurs importants liés au sujet. Suite à cette consultation, le Secrétariat à la politique familiale a été fondé dans le but de mettre sur pied une politique familiale précise et qui sera responsable d’appliquer les divers aspects (logement, éducation, loisirs, santé, fiscalité, droit) de cette politique. La première orientation de politique familiale a été énoncée en 1984, suivie en 1988 par la formation du Conseil de la famille, dont le but est de consulter la population et de conseiller le ministre responsable.

  • Dès que l’État met en place une politique familiale, il prend la responsabilité de soutenir les parents, vus comme les premiers responsables du bien-être de l’enfant.

  • Dès 1996, le gouvernement annonce une nouvelle politique d’allocations familiales et promet le développement de services éducatifs et de garde pour la petite enfance. Les Centres de la Petite Enfance (CPE) sont issus de cette politique. Au même moment, un nouveau régime d’assurance parentale a été adopté.

  • En 1997, le Ministère de la Famille et de l’Enfance a vu le jour afin d’appliquer les nouvelles politiques. Depuis, le gouvernement soutient les familles grâce aux prestations familiales, aux mesures fiscales, aux programmes d’assurance parentale et aux initiatives favorisant la conciliation entre le travail et la famille. Les congés parentaux ont également été révisés afin de faciliter la vie familiale.

Les exercices

Les références

Mise à jour : 04 octobre 2012
Matière(s) : histoire
Niveau(x) : secondaire 3, secondaire 4
  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse