Les traces du Bas-Canada aujourd'hui

Plusieurs éléments de l’époque du Bas-Canada ont traversé le temps jusqu’à nous. En effet, on trouve des traces de l'histoire dans plusieurs aspects : la politique, la culture, l'économie, l'occupation du territoire, les infrastructures et les toponymes (noms de lieux, de rues).

La politique (le système parlementaire)

La population canadienne a commencé à voter à l’époque du Bas-Canada. Même si le système politique a subi des changements depuis cette période, la structure générale du parlement est très semblable. Le roi ou la reine d’Angleterre est toujours le chef du gouvernement canadien. Par contre, la reine d’Angleterre, Élizabeth II, ne prend plus de décisions concernant le Canada. Son rôle est maintenant symbolique.
 
Au Canada, la reine est représentée par un gouverneur général.  Actuellement, le gouverneur général est son Excellence le très honorable David Johnston.

Les rôles du gouverneur général sont de :

  • Représenter le Canada;
  • Souligner le travail exceptionnel de certains Canadiens;
  • Rapprocher les Canadiens.

La reine est aussi représentée dans chaque province par un lieutenant-gouverneur.  Au Québec le lieutenant-gouverneur est l’honorable Pierre Duchesne. Son rôle est de représenter le Québec et de rendre légales les décisions prises par le gouvernement du Québec.

Le Conseil législatif

Le Conseil législatif du Bas-Canada n’existe plus au Québec. Cependant, il y a toujours un Conseil législatif pour le Canada qui est maintenant appelé le Sénat. Les membres du Sénat, appelés sénateurs, sont choisis par le premier ministre du Canada. Pour qu’une loi fédérale soit valide, elle doit être acceptée par le Sénat du Canada.


Le Sénat (cliquer pour agrandir)
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Roméo Dallaire, sénateur depuis 2005 (cliquer pour agrandir)
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Le Conseil exécutif

Le Conseil exécutif existe toujours dans la politique canadienne, mais il a bien changé. À l’époque du Bas-Canada, le Conseil exécutif était nommé par le gouverneur général. 
 
Aujourd’hui, les membres du Conseil exécutif sont élus. Les députés sont d’abord élus par la population pour la représenter à la Chambre d’assemblée. Puis, le premier ministre choisit quelques-unes de ces personnes pour qu’elles deviennent ministres. Les ministres sont responsables d’un dossier en particulier comme l’éducation ou la santé.

Le premier ministre et ses ministres forment le cabinet, nom donné aujourd’hui au Conseil exécutif. Le cabinet accepte les lois et les met en application.

La Chambre d'assemblée

La Chambre d’assemblée existe toujours depuis son arrivée au Bas-Canada en 1791. Les membres de la Chambre d’assemblée s’appellent des députés. Ils sont élus par la population. Ils proposent des lois et en discutent. Au parlement canadien, la Chambre d’assemblée s’appelle la Chambre des communes. Au Québec, on l’appelle l’Assemblée nationale.


La Chambre des comnmunes à Ottawa (cliquer pour agrandir)
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La culture

Les langues

Une des caractéristiques du Bas-Canada est la cohabitation de deux peuples : les francophones et les anglophones.

Cette réalité est toujours présente aujourd’hui. Le Canada est un pays bilingue, c’est-à-dire qu’il a deux langues officielles : le français et l’anglais.

L'économie

Les entreprises

Quand le territoire de la Nouvelle-France est devenu une colonie anglaise, plusieurs marchands et commerçants se sont installés au Bas-Canada. Certaines de ces entreprises existent toujours aujourd’hui.

John Molson est arrivé au Canada en 1782. Il a fondé une brasserie en 1786 : la brasserie Molson. M. Molson et ses descendants ont été de grands hommes d’affaires au Bas-Canada. La brasserie Molson vendait de la bière aux habitants du Bas-Canada et elle en vend toujours aujourd’hui.

La Banque de Montréal est fondée en 1817 par des riches marchands de Montréal. Elle est la plus ancienne banque du Canada. Elle participe au financement de plusieurs projets importants pour le Canada. La Banque de Montréal est toujours active. Elle est aussi connue sous le nom BMO.

L'occupation du territoire

Le paysage

Comme pour la Nouvelle-France, la période du Bas-Canada a aussi laissé des traces dans le paysage du Québec.


 
Saint-Eugène dans la région de Chaudière-Appalaches (1992)

Si on se circule dans certaines régions du Québec, on peut observer que les terres forment des carrés.

Il est alors possible de remaquer que les terres sont divisées en cantons, comme le faisaient les Anglais quand ils se sont établis au Bas-Canada.

Les infrastructures

Les constructions

Plusieurs constructions rappellent l’époque du Bas-Canada. Au cours de cette période, la communauté anglaise commence à être bien installée sur le territoire. L’arrivée des Anglais se remarque dans le paysage par un style différent de construction pour les maisons et par la présence des églises protestantes, la religion des Anglais. 
 

Exemple de maison construite selon le style anglais. Maison Busteed à Pointe-à-la-Croix en Gaspésie construite vers 1800.


Exemple d’église protestante. Église anglicane Saint-Paul construite en 1822. Elle est située à Saint-Paul-d’Abbotsford en Montérégie.

L’université McGill à Montréal a été fondée à l’époque du Bas-Canada, en 1821. Elle est l'une des plus vieilles universités du Canada. Encore aujourd’hui, elle accueille des dizaines de milliers d’étudiants. Son plus vieux pavillon que l’on peut encore voir aujourd’hui est le pavillon des arts aussi appelé pavillon Dawson. Il a été construit en 1843.


Pavillon des Arts de l’université McGill, Montréal

Les canaux

Les canaux sont encore très utiles pour la navigation. Certains canaux construits à l’époque du Bas-Canada servent toujours au transport par bateaux comme le canal Welland. Aujourd’hui, le canal Lachine est ouvert aux bateaux de plaisance. Il est aussi aménagé pour se promener en vélo et en patins et pour simplement s’y reposer.

Les toponymes

Les patriotes

La Rébellion des patriotes a marqué le paysage québécois. Un des exemples se trouve à Saint-Eustache (dans les Laurentides), une des villes où il y a eu un affrontement entre les patriotes et les Anglais. Les patriotes étaient allés se réfugier dans l’église. Sur sa façade on peut voir les marques de boulets de canon lancés par les Anglais. 

Des noms de rues rappellent aussi des événements qui ont eu lieu au Bas-Canada. Par exemple, à Montréal, la rue De Lorimier, porte le nom d’un patriote qui a participé à la Rébellion de 1837-1838François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier était un notaire. Il a été emprisonné puis pendu parce qu’il a pris part aux affrontements.

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse