La dynamique des communautés

Une communauté est l'ensemble des populations qui vivent sur un même territoire et qui interagissent ensemble.

La dynamique des communautés étudie donc les interactions des populations de diverses espèces qui vivent dans un même habitat.

L'habitat fournit aux populations qui y vivent les ressources nécessaires à leur survie (nourriture, abri, etc.). Chacune des populations qui composent la communauté occupe une niche écologique différente. Ainsi, les différentes espèces entrent en interaction et plusieurs types de relation sont possibles. Le milieu, quant à lui, est habituellement stable, mais il peut être modifié par certains évènements appelés perturbations qui peuvent être d'origine humaine ou naturelle.

La biodiversité d'une communauté

La biodiversité d'une communauté réfère à la variété d'espèces, c'est-à-dire au nombre d'espèces différentes que comporte une communauté, qu'il s'agisse de plantes, de bactéries, de champignons, d'algues ou d'animaux.

La biodiversité peut être évaluée à partir de deux critères:

  1. La richesse spécifique : il s'agit du nombre total d'espèces présentes dans la communauté.
  2. L'abondance relative : il s'agit plutôt du nombre d'individus d'une espèce par rapport au nombre total d'individus de la communauté. Elle est toujours donnée en pourcentage.

Pour que la biodiversité d'une communauté soit élevée, il faut que la richesse spécifique soit élevée et que l'abondance relative des espèces soit similaire.

Ainsi, pour deux communautés ayant la même richesse spécifique, il faut regarder les pourcentages d'abondance relative pour déterminer laquelle a la plus grande biodiversité. La communauté où les pourcentages d'abondance relative sont rapprochés est celle qui a la plus grande biodiversité.

Si les deux communautés n'ont pas la même richesse spécifique, il faut encore une fois tenir compte de l'abondance relative. La communauté où l'abondance relative est la mieux répartie sera celle où la biodiversité sera la plus élevée, et ce, même si la richesse spécifique a une valeur plus faible.

 

Comparons les deux communautés suivantes en calculant leur richesse spécifique et l'abondance relative.



Dans le premier cas, on peut dire que la richesse spécifique est de 3 espèces. Quant à l'abondance relative de chacune des espèces, il faut déterminer le rapport du nombre d'individus de chacune des espèces sur le nombre total d'individus, toutes espèces confondues.

Nombre total d'individus : 7 + 4 + 3 = 14 individus
Espèce A = 7 / 14 = 50%
Espèce B = 4 / 14 = 28,6%
Espèce C = 3 / 14 = 21,4%

Passons à la deuxième communauté.


Dans ce cas, on peut constater que la richesse spécifique est la même que pour la première communauté puisqu'elle est aussi composée de 3 espèces. Voyons maintenant l'abondance relative des espèces.

Nombre total d'individus : 4 + 8 + 5 = 17 individus
Espèce A = 4 / 17 = 23,5%
Espèce B = 8 / 17 = 47,1%
Espèce C = 5 / 17 = 29,4%

On peut donc voir que même si la richesse spécifique est la même pour les deux communautés, l'abondance relative de chacune des espèces diffère d'une communauté à l'autre.

 

Comparons les deux populations suivantes afin de déterminer laquelle à la plus haute valeur de biodiversité.

Population A
Richesse spécifique : 3 espèces
Pourcentages d'abondance relative : 35%, 35%, 30%

Population B
Richesse spécifique : 5 espèces
Pourcentages d'abondance relative : 60%, 20%, 10%, 5%, 5%

Dans ce cas, malgré le fait que la population B a la plus haute richesse spécifique, c'est la population A qui a la plus haute valeur de biodiversité parce que ses pourcentages d'abondance relative sont les plus rapprochés.

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse