Les muscles

On retrouve plus de 640 muscles repartis un peu partout dans le corps humain. Lorsqu'ils sont attachés aux os grâce aux tendons, ils permettent le mouvement des différentes parties du corps en s'allongeant ou en se contractant. Aussi, les muscles peuvent stabiliser les articulations, permettre de garder une posture et maintenir une température corporelle adéquate grâce à la chaleur qu'ils dégagent lors de leur contraction.

Toutes les fibres musculaires du corps humain possèdent 3 propriétés.

  1. Elles sont excitables, c'est-à-dire qu'il est possible de les stimuler grâce à un courant électrique.
  2. Elles sont contractiles, c'est-à-dire qu'elles peuvent se raccourcir lors d'une stimulation.
  3. Elles sont élastiques, c'est-à-dire qu'elles reprennent toujours leur forme après une contraction ou un étirement.

Les types de muscles

Il existe 3 catégories de muscle : les muscles striés, les muscles lisses et le muscle cardiaque.


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Les muscles striés, aussi appelés muscles squelettiques, sont attachés aux os du squelette et sont régis par la volonté de l'individu. Comme on peut le voir sur l'image, ce type de muscle remarquable par l'alternance de bandes sombres et claires, lui donnant l'apprence d'être strié. Ils peuvent déployer une grande force, mais sur une période de temps plutôt brève. En effet, ils ont besoin d'une période de repos entre les activités intenses. On peut donc dire qu'ils ont peu d'endurance.

Les muscles lisses, quant à eux, sont involontaires, donc leur activité n'est pas contrôlée par la volonté de l'individu. On les retrouve dans les parois des organes internes tels que l'estomac, les vaisseaux sanguins et la vessie. Ce type de muscle est moins fort que les muscles striés, mais ils sont beaucoup plus endurants, travaillant lentement sur de longues périodes de temps.

Le muscle cardiaque est seulement retrouvé au niveau de coeur. Il est involontaire et il a une apparence légèrement striée, ce qui est en fait un mélange des caractéristiques des deux autres types de muscles.

La force et l’endurance

La force musculaire dépend de plusieurs facteurs, soit le nombre de fibres musculaires recrutées pour la contraction, la taille des fibres, la fréquence des stimulations et le niveau d’étirement du muscle. Plusieurs modifications surviennent dans le muscle grâce à l’activité physique régulière. L’endurance et la force sont les principaux effets de cette activité.

Les exercices aérobiques ou d’endurance (natation, jogging, vélo…) entraînent premièrement une augmentation, qui peut atteindre 10%, de la vascularisation capillaire des muscles. Aussi, les mitochondries à l’intérieur des cellules musculaires gagnent en taille et il y a jusqu’à 80% plus de myoglobine sécrétée, soit le pigment que le muscle sécrète pour capter l’oxygène. Ceci permet donc un apport supplémentaire en oxygène au muscle durant l’effort et un métabolisme plus efficace. Ainsi, on note une augmentation de l’endurance, de la force et de la résistance à la fatigue. L’hypertrophie musculaire n’est cependant pas associée aux exercices aérobiques qui impliquent surtout les fibres oxydatives (qui utilisent l’oxygène et qui sont à contraction lente), même si les changements se produisent dans tous les types de fibres.

La musculation proprement dite ou encore les exercices intensifs contre résistance, permet l’hypertrophie musculaire. Par exemple, le lever de poids et les exercices isométriques pourraient permettre à une personne chétive d’augmenter sa masse musculaire de 50% en une année à raison de quelques minutes par muscle aux deux jours. Ce qui se produit dans le muscle est une dilatation (ou augmentation du volume) des fibres musculaires (et non une augmentation du nombre). Les fibres impliquées sont des fibres glycolytiques, qui tirent leur énergie de la glycolyse, procédé permettant d’utiliser les sucres dans un processus anaérobique. Un entraînement de type anaérobique permet donc une augmentation de la force, du nombre de mitochondries, du nombre de myofilaments et de myofibrilles, en plus d’emmagasiner plus de glycogène, tout ceci conjugué à une augmentation de la quantité de tissus conjonctifs entre les cellules, ce qui mène à une hypertrophie musculaire. Afin de conserver la flexibilité, il faut prendre en considération que les muscles fonctionnent par paires (les muscles antagonistes, par exemple biceps et triceps) et que l’un ne doit pas être favorisé au détriment de l’autre.

La structure du muscle strié

Toutes les muscles striés ont la même structure. Chaque muscle est constitué de faisceaux, qui sont eux-mêmes constitués de nombreuses fibres musculaires, aussi appelée cellules musculaires. Le regroupement des faisceaux est retenu ensemble par une membrane appelée l'épimysium. La partie rouge du muscle est appelée ventre et on peut retrouver aux deux extrémités des bandes de tissu conjonctif blanchâtre qui forment les tendons. Ceux-ci sont les points d'attache aux os du squelette.


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Chaque fibre musculaire est elle-même un regroupement d'une plus petite unité contractile : les myofibrilles.

Les muscles antagonistes

On appelle muscles antagonistes les muscles qui ont des effets opposés tels que le biceps et le triceps au niveau du bras. Lorsque le biceps se contracte, le triceps se relâche ce qui permet la flexion du bras. À l'inverse, si le biceps se relâche, le triceps se contracte ce qui permet l'extension du bras.


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Pour aller un peu plus loin...

Les muscles (notions avancées)

Les exercices

Les références

Planche anatomique du système musculaire

Animation sur les muscles antagonistes


  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse