La contamination de l'air

La contamination de l'air correspond à la modification de la composition de l'atmosphère par diverses substances en provenance de sources naturelles ou de sources anthropiques, c'est-à-dire provenant de l'activité humaine.

De façon naturelle, l'atmosphère contient de nombreuses poussières ainsi que des particules solides et liquides en suspension (les aérosols). Ces particules proviennent de sources marines (les embruns), minérales (l'érosion du sable par le vent), volcaniques (les cendres projetées lors d'éruptions), biologiques (les bactéries et le pollen) et météoritiques (les poussières laissées par le passage d'un météorite). Ces fines particules jouent un rôle important dans la composition de l'atmosphère et dans la régulation des climats puisqu'elles forment des noyaux de condensation qui favorisent la formation de nuages.

Exemples de sources naturelles de contamination atmosphérique:

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Embruns marins (à gauche) et éruption volcanique (à droite)

Depuis l'essor de l'ère industrielle, l'activité humaine a considérablement accru l'apport de grandes quantités de particules, de gaz et de substances chimiques diverses dans l'atmosphère. Certaines de ces substances sont semblables à celles émises par les sources d'origines naturelles; cependant, certaines n'existent même pas à l'état naturel. Ainsi, ce sont des centaines de substances qui sont projetées dans l'atmosphère et qui en modifient la composition chimique et les propriétés naturelles.

Les principaux polluants atmosphériques

On peut regrouper les polluants atmosphériques en deux grands groupes: les polluants primaires et les polluants secondaires.

  • Les polluants primaires sont directement émis par des activités humaines, telles que la production d'électricité à partir de combustibles fossiles, le transport, le chauffage et les procédés industriels. On distingue généralement cinq principaux contaminants primaires: les particules en suspension, le dioxyde de soufre, le monoxyde de carbone, les oxydes d'azote et les composés organiques volatils.
  • De leur côté, les polluants secondaires sont issus de la transformation chimique des polluants primaires dans l'atmosphère. Par exemple, les molécules d'oxyde d'azote se transforment au niveau de la troposphère en ozone troposphérique. Ce type d'ozone est entre autres responsable du phénomène de smog.
Polluants primaires Principales sources
Particules en suspension Activités industrielles
Dioxyde de soufre Centrales thermiques, industries métallurgiques, industries de pâtes et papiers, transport routier
Monoxyde de carbone Transport routier
Oxydes d'azote Centrales thermiques, transport routier, agriculture
Composés organiques volatils

Produits dérivés du pétroles: solvants, produits nettoyants, etc.

Diverses sources anthropiques de polluants atmosphériques primaires:

Source                                        Source       Source                                  Source

Les effets des polluants primaires

Les polluants primaires qui contaminent l'atmosphère entraînent de nombreux effets, autant sur la santé humaine que sur l'environnement. Par exemple, une exposition prolongée à de faibles concentrations de certains polluants peut augmenter les risques de maladies. De nombreuses maladies respiratoires proviennent de l'inhalation de polluants atmosphériques: asthme, emphysème, bronchite chronique, sinusites et allergies. De plus, en détériorant les tissus pulmonaires, les fines particules atmosphériques augmentent le risque de cancer des poumons. En plus d'affecter la santé humaine, les polluants perturbent le fonctionnement des écosystèmes en agissant sur les sols, la végétation et les animaux.

Polluants primaires Effets sur la santé humaine Effets sur l'environnement
Particules en suspension Altèrent les fonctions pulmonaires chez les personnes sensibles; peuvent véhiculer des composés toxiques Entravent la respiration des végétaux
Dioxyde de soufre Cause de l'irritation chez les personnes sensibles Contribue aux pluies acides
Monoxyde de carbone Empêche l'oxygénation Participe à la formation de l'ozone troposphérique
Oxydes d'azote Peuvent provoquer des troubles respiratoires Contribuent aux pluies acides
Composés organiques volatils Ont des effets variables: cancérigènes, mutagènes, etc. Participent à l'effet de serre renforcé et à la formation de l'ozone troposphérique

Le smog et l'amincissement de la couche d'ozone

Le smog désigne un mélange épais de brouillard, de fumée et de polluants atmosphériques.

Dans la stratosphère, on trouve naturellement des molécules d'ozone qui nous protègent des rayons ultraviolets émis par le soleil. Cet ozone est donc bénéfique. À l'inverse, l'ozone que l'on retrouve dans la troposphère entre dans nos poumons et nuit à notre santé. Cet ozone est formé lorsque les rayons solaires réagissent avec les molécules d'oxydes d'azote issus des gaz d'échappement des voitures ou des usines. L'ozone troposphérique se combine à d'autres polluants atmosphériques, comme le dioxyde d'azote et le dioxyde de soufre, pour former le smog. Celui-ci est un épais brouillard de pollution qui recouvre les centres urbains quand un système de haute pression l'empêche de remonter en altitude dans l'atmosphère. Conséquemment, l'intensité du smog dépend des conditions météorologiques et sa composition varie selon la période de l'année.

La couche d'ozone désigne la partie de l'atmosphère qui contient une concentration élevée de molécules d'ozone et qui absorbe une partie des rayons ultraviolets émis par le Soleil.

L'ozone forme une couche protectrice située dans la stratosphère; elle absorbe les rayons ultraviolets qui peuvent être nocifs pour la santé humaine. Toutefois, l'épaisseur de la couche d'ozone a considérablement diminué à certains endroits sous l'effet des chlorofluorocarbures (CFC), des composés chimiques utilisés dans les systèmes de réfrigération et dans les bombes aérosol. Ces CFC sont responsables de la destruction des molécules d'ozone dans la stratosphère. Heureusement, en 1987, 190 pays ont signé le Protocole de Montréal pour réduire graduellement l'utilisation des CFC. Ainsi, on estime que la couche d'ozone retrouvera son état normal entre 2055 et 2065, selon les prévisions.


Différence dans l'épaisseur de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique
Source

Les exercices

Les références

  • MELS
  • Rogers
  • Réunir Réussir
  • Fondation Réussite Jeunesse